Ras-le-bol des policiers: Une manifestation nocturne a aussi eu lieu à Toulouse

SOCIETE Une trentaine de fonctionnaires de police a aussi manifesté dans la nuit de mardi à mercredi à Toulouse. Avec trois voitures de patrouille…

Hélène Ménal

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Un véhicule de police. Illustration.
Un véhicule de police. Illustration. — B. Colin - 20 Minutes

Le malaise fait tache d’huile. A l’instar de leurs collègues parisiens qui avaient manifesté la nuit précédente sur les Champs-Elysées, des policiers toulousains ont participé à un rassemblement nocturne mercredi.

De source policière justement, une trentaine de fonctionnaires, pour la plupart hors service, mais aussi trois voitures de patrouille, ont convergé vers le Monument aux Morts, situé sur les boulevards, au centre-ville.

Comme à Paris, cette mobilisation ne répondait à aucun mot d’ordre syndical. « Nous n’aurions jamais appelé à une action qui risque de faire encourir des sanctions disciplinaires, mais nous comprenons qu’ils aient eu envie d’une action plus percutante pour être entendus puisque les manifestations officielles ne sont pas suivies d’effets », commente Didier Martinez, le secrétaire régional du syndicat Unité-SGP police.

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Rébellions et refus d’obtempérer

Selon le syndicaliste, les violences envers les policiers ont augmenté « de 10 à 15 % à Toulouse comme au niveau national cette année ». Les actes de rébellion se multiplient, les conducteurs, non contents de refuser d’obtempérer, foncent de plus en plus souvent sur les fonctionnaires.

« Sans compter l’hostilité de plus en plus violente dans les quartiers, le plus souvent pour protéger l’économie souterraine », ajoute Didier Martinez.

Une marche citoyenne le 26 octobre

La marche citoyenne des policiers, annoncée pour le mercredi 26 octobre, aura sa déclinaison toulousaine. Elle doit partir à midi du commissariat central de l’Embouchure. Les forces de l’ordre défileront en civil, sans drapeau ni logo, et il n’y aura pas de prise de parole.

Elles appellent d’ailleurs les habitants à marcher à leurs côtés pour « dire stop à la haine anti-flics ».