Le marathon de Toulouse veut «devenir un grand classique, comme celui de Paris»

ATHLETISME Avec l’appui de la Fédération française d’athlétisme, le marathon de Toulouse Métropole voit grand avant son dixième anniversaire, le 23 octobre…

Nicolas Stival

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Le Kényan Benjamin Bitok a remporté cinq fois le marathon de Toulouse Métropole, en 2007, 2009, 2010, 2012 et 2013. Il triomphe ici sur la place du Capitole, le 28 octobre 2012.
Le Kényan Benjamin Bitok a remporté cinq fois le marathon de Toulouse Métropole, en 2007, 2009, 2010, 2012 et 2013. Il triomphe ici sur la place du Capitole, le 28 octobre 2012. — P. Nin / Toulouse Métropole

Forcément, les sacro-saints 42,195 km ne changent pas. Mais la distance est à peu près la seule chose à ne pas bouger lors du dixième marathon de Toulouse Métropole, programmé le 23 octobre. La principale nouveauté s’est passée en coulisses. La collectivité locale, en charge de l’événement depuis ses balbutiements, a répondu favorablement aux sollicitations de la Fédération française d’athlétisme (FFA).

« Avec le comité départemental de la Haute-Garonne, nous avons récupéré la gestion de l’événement pour une année probatoire, explique Bernard Amsallem, président de la FFA, présent ce jeudi à Cugnaux lors du conseil communautaire de Toulouse Métropole. Après le 23 octobre, nous verrons, mais notre désir est de continuer. » « Nous étions au maximum de nos capacités, admet Vincent Terrail-Novès, vice-président de la métropole en charge des sports. Pour la FFA, c’est un projet sportif et non économique. »

Toulouse, première étape d’un circuit de la FFA

Autrement dit ? « Toulouse est la première étape d’un circuit que l’on souhaite mettre en place en 2017 pour être présent dans toutes les régions à travers les marathons, les trails, les courses à obstacles… », détaille Bernard Amsallem, dont la Fédération a reçu une subvention de 200.000 euros versée par Toulouse Métropole.

Les premiers effets de ce partenariat se ressentent sur la fréquentation de l’édition 2016, qui dépasse déjà les 10.300 inscrits au total, contre 6.000 participants en 2015. Il faut dire que deux nouvelles disciplines font leur apparition, au côté du marathon et de la course en relais : le 10 km et le semi-marathon.

Le parcours du Marathon de Toulouse 2016.
Le parcours du Marathon de Toulouse 2016. - Toulouse Metropole

« Nous voulons que cette épreuve devienne un grand classique, comme le marathon de Paris, et se hisse dans le top français et européen », reprend Amsallem. Fini par ailleurs les balades dans les communes limitrophes de la métropole. Le marathon se déroulera intra-muros, pour arriver comme d’habitude place du Capitole.

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« Nous avons eu des remontées de la part des coureurs, des demandes pour resserrer le parcours sur la ville de Toulouse, relève le maire et président de la métropole Jean-Luc Moudenc. La tendance, c’est des parcours de plus en plus urbains. » Quid des têtes d’affiches ? L’organisation ne donne pas de noms, mais promet des hommes capables de courir en moins de 2 h 10 et des femmes autour de 2 h 30.