«Chiens & Chats» au muséum de Toulouse: L'expo dont on ressort moins bête !

AU POIL La nouvelle exposition temporaire du Muséum vient d’ouvrir ses portes et dresse un portrait complet, et parfois décalé, de nos animaux de compagnie préférés…

Beatrice Colin

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Un chien et des chats, illustration.
Un chien et des chats, illustration. — CB2/ZOB/WENN.COM/Sipa

Si on laisse un couple de chats seul sur une île déserte, lorsqu’on revient quatre ans plus tard, il est possible de se retrouver face à leur nombreuse descendance, soit pas moins de 20.734 matous.

C’est l’une des nombreuses informations apportées par la nouvelle exposition du Muséum de Toulouse, Chiens et Chats, qui vient d’ouvrir ses portes et s’achèvera le 4 juin prochain.

A l'occasion de la nouvelle exposition du Muséum, un loup percuté en 2013 dans l'Aveyron a été naturalisé par les équipes de taxidermistes.
A l'occasion de la nouvelle exposition du Muséum, un loup percuté en 2013 dans l'Aveyron a été naturalisé par les équipes de taxidermistes. - B. Colin / 20 Minutes

Pour sortir des idées reçues sur les 7,4 millions de chiens et 14,4 millions de chats qui peuplent les foyers des Français, cette exposition, réalisée en partenariat avec la Cité des Sciences, propose au visiteur de se mettre tantôt dans la peau de nos amis à quatre pattes, tantôt dans leur tête.

Grâce à des bornes interactives et des ateliers on se rend compte que lorsque nous sentons une odeur, Médor a plutôt tendance à la visualiser ou quand nous sautons à 1,90 m, c’est comme si Félix faisait un bond de 9,50 mètres.

Rôle social de nos amis à quatre pattes

Mais l’exposition ne se limite pas à nous rendre moins bêtes. Elle permet aussi d’avoir un regard sur la place de ces boules de poils au sein de nos sociétés occidentales.

« A travers l’exposition, on amène les gens à se poser des questions. On leur dit, "ok vous voulez un animal domestique, mais allez-vous vous en occuper, est-ce que vous êtes fait pour en avoir un ?". Cela pose la question de son rôle social, comme ces chiens guides d’aveugles ou ceux qui sont capables de détecter des tumeurs quand les autres moyens n’y parviennent pas », avance Francis Duranthon, le directeur du Museum.

Mais aussi celle de leur coût, lorsque l’on sait que les 150.000 toutous parisiens produisent chaque jour jusqu’à 16 tonnes d’excréments. Sans parler du fait qu’ils représentent un énorme marché : des croquettes toutes catégories jusqu’au stick à l’huile de coco pour assouplir les coussinets.