Toulouse: Le directeur de l’école musulmane Al-Badr devant la justice le 17 novembre

EDUCATION Le directeur de l'école Al-Badr, dans le viseur de l'Inspection d'Académie depuis plusieurs mois, est convoqué devant la justice le 17 novembre...

B.C. avec AFP

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Ecole de confession musulmane Al-Badr, hors contrat, installée dans le quartier toulousaine de Bellefontaine.
Ecole de confession musulmane Al-Badr, hors contrat, installée dans le quartier toulousaine de Bellefontaine. — www.albadr.fr/

Le 17 novembre, AbdelFattah Rahhaoui, le directeur de l’école privée musulmane hors contrat Al-Badr, devra s’expliquer devant la justice.

Renvoyé devant le tribunal correctionnel selon son avocat, il comparaîtra pour « l’ouverture d’un établissement scolaire sans autorisation », « poursuite d’une activité scolaire malgré une mise en demeure de l’Education nationale » et « violences volontaires sur mineur ».

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Installée dans le quartier toulousain de Bellefontaine, l’école hors contrat est depuis plusieurs mois dans le viseur de l’Inspection académique de la Haute-Garonne. Au cœur de l’été, les familles inscrites ont reçu un courrier de l’inspecteur d’Académie les enjoignant à inscrire leurs enfants dans un autre établissement. Un recours administratif est en cours contre cette mesure.

Non-respect de l’instruction obligatoire ?

Pour justifier cette décision, le responsable de l’Education nationale dans le département indique que le groupe scolaire confessionnel « ne respectait ni le droit de l’enfant à l’instruction, ni l’objet de l’instruction obligatoire ».

« Ils nous reprochent qu’il n’y ait pas d’instruction, qu’il y ait beaucoup d’arabe et de Coran et qu’on entraîne les enfants au tir. Les élèves vont au Laser game (jeu au laser) comme ils vont en sorties scolaires à la piscine, à Walibi ou à la Cité de l’espace. Quand c’est une école publique, il n’y a pas de problème, mais quand c’est une école confessionnelle musulmane, on vous dit qu’on leur apprend à tirer », s’est défendu auprès de l’AFP le directeur d’établissement, qui prend régulièrement position, parfois à l’origine de polémiques.

Quant aux « violences volontaires », il répond que ces accusations émanent d’une enseignante licenciée et de deux familles d’élèves exclus.