Stelle en hommage aux victimes de la catastrophe du 21 septembre 2001 sur le site AZF
Stelle en hommage aux victimes de la catastrophe du 21 septembre 2001 sur le site AZF — A. GELEBART / 20 MINUTES

JUSTICE

Procès AZF à Paris: Les billets d'avion et l’hébergement des victimes pris en charge par l'Etat

Des victimes ont obtenu du ministère de la Justice que leurs billets d’avion et leur hébergement pour assister au procès qui débute le 24 janvier à Paris soient directement pris en charge par l’Etat…

Leur mobilisation n’aura pas été vaine. Les victimes toulousaines de la catastrophe AZF ont été entendues par les pouvoirs publics.

A défaut d’avoir obtenu la tenue du troisième procès dans la Ville rose, elles ont eu la confirmation le 27 septembre de la conseillère pénale du Garde des Sceaux « qu’un dispositif allait être mis en place à Toulouse pour que soient réservés les billets d’avion et l’hébergement dans un hôtel pour toutes les parties civiles qui souhaitent assister aux audiences », a indiqué l’association des sinistrés du 21 septembre.

Déplacement à Paris ou dans une salle de retransmission

Pour cette dernière c’est une « vraie avancée ». Dans un courrier reçu en mai 2015 par l’association, le « bureau des frais de justice » du ministère avait rappelé que les parties civiles avaient droit au remboursement de leurs frais de voyage, ainsi qu’à « une indemnité de comparution » (39 euros par jour) et « une indemnité journalière de séjour » (de 90,50 euros maximum) lors du procès qui doit débuter le 24 janvier.

Mais il aurait fallu faire l’avance, ce qui équivalait selon leurs estimations à près de 8.000 euros pour quatre mois de procès par personne.

Insurmontable financièrement pour nombre de victimes. L’annonce de cette prise en charge a donc été bien reçue par les sinistrés, même si la plupart devraient suivre le procès depuis une salle toulousaine où le procès sera retransmis.

>> A lire aussi : Le procès AZF, qui s'ouvre à Paris le 24 janvier, sera bien retransmis à Toulouse

Pour l’instant, la Cour d’appel de Paris a recensé 2.750 parties civiles.