Toulouse: Un campus high-tech pour start-up va sortir de terre

ECONOMIE A Labège, près de Toulouse, les start-up de l’IoT Valley veulent créer dès 2018 un campus high-tech, l’équivalent de la Silicon Valley pour les objets connectés…

Hélène Menal
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Quarante start-up peuplent déjà l'IoT Valley de Labège. Illustration.
Quarante start-up peuplent déjà l'IoT Valley de Labège. Illustration. — Superstock Sipa

Frigo et table de ping-pong connectés, espace zen, bienvenue dans l de  , « l’écosystème » de l’internet des objets où tout va beaucoup plus vite qu’ailleurs.

Cinq ans après sa création, ce rassemblement de start-up compte 40 entreprises membres qui ont déposé autant de brevets et emploient 500 collaborateurs. Des « mentors », des pionniers toujours dispos pour prendre un verre ou un café y distillent leurs conseils autour des « espaces collaboratifs » et couvent les petits nouveaux du « connected camp », l’accélérateur maison.

5.000 emplois à l’horizon 2020

A peine installée dans son siège historique, une partie de la troupe a dû déménager il y a quatre mois, avec tous ses capteurs, de l’autre côté de la rue. Mais le bâtiment est déjà « trop petit ». Physiquement et presque intellectuellement pour les ambitions de l’IoT Valley qui sont simples : « Devenir l’équivalent de la Silicon Valley pour les objets connectés ».

Son président Hervé Schlosser table sur « 5.000 emplois à l’horizon 2020 ». La seule solution est donc de pousser les murs et de bâtir un grand campus high-tech. Le projet a été confié à l’architecte parisien  (à qui l’on doit déjà l’Institut universitaire du Cancer). Et, quitte à semer la pagaille au service de l’urbanisme, les premiers bâtiments sont annoncés pour 2018. Ils pousseront sur la dizaine d’hectares appartenant au  et laissés en friche par le départ de Sanofi.

L’urbaniste ne veut rendre publique qu’une esquisse très schématique de son projet. « La difficulté, dit-il, c’est de produire un espace pour un écosystème flexible et en perpétuelle évolution ».

Sport et jardins maraîchers

Le campus aura « une colonne vertébrale » sous la forme d’une succession de bâtiments répartis sur une diagonale. Ils constitueront les espaces collaboratifs. Les bâtiments des start-up viendront s’y brancher en épi au fil du temps, façon multiprise. Il y aura des hébergements pour les nouveaux salariés, les industriels de passage et autres invités, des infrastructures sportives « ouvertes sur l’extérieur » et même des « jardins de production maraîchère ».

Le plan de financement de ce campus du futur est encore « à l’étude ».