Toulouse: Insalubrité, préfabriqués... Les parents d'une école en ont ras-le-bol

EDUCATION Des parents d’élèves de l’école Olympe-de-Gouges, au nord de Toulouse, dénoncent les conditions d’accueil de leurs enfants…

Beatrice Colin

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Le groupe scolaire Olympe de Gouges, à Toulouse.
Le groupe scolaire Olympe de Gouges, à Toulouse. — Google street view

La moisissure et les crottes de souris ont disparu depuis la rentrée. Mais les conditions de vie au sein du groupe scolaire Olympe-de-Gouges sont encore loin d’être idéales. Pourtant cet établissement a seulement huit ans.

Moisissures, cantine trop petite

Mais dès son ouverture en 2008, il a été équipé de bungalows pour faire face aux importants effectifs du quartier, en plein développement avec l’urbanisation galopante de la route de Launaguet.

Et depuis, l’état de ces préfabriqués s’est détérioré, au point d’être insalubres selon les représentants des parents d’élèves de la FCPE.

Photos prises en juin par les parents d'élèves de l'école toulousaine Olympe de Gouges

Mardi matin, ils se sont mobilisés devant l’entrée de l’établissement pour dénoncer, photos à l’appui, la présence de moisissures sur les murs, les climatiseurs en panne au mois de juin ou encore les prises électriques dont les fils sont dénudés.

Sans compter la cantine, sous-dimensionnée, qui ne peut pas accueillir l’ensemble des élèves le midi, une partie étant obligée d’aller prendre leur déjeuner en bus dans l’école voisine.

Photos prises en juin par les parents d'élèves de l'école toulousaine Olympe de Gouges
Photos prises en juin par les parents d'élèves de l'école toulousaine Olympe de Gouges - FCPE31

« J’ai rencontré les parents d’élèves en juin car les bungalows n’étaient pas, c’est vrai, en bon état. Ils ont été changés cet été, mais, pour des raisons de marchés et appels d’offres, ce ne sont pas des neufs qui les ont remplacés. Moi non plus je ne suis pas très satisfaite », reconnaît l’adjointe à l’Education, Marion Lalanne de Laubadère.

Objectif : plus aucun bungalow

L’élue affirme que ses services travaillent depuis un an sur les problèmes de l’établissement. « Nous devons sortir définitivement de cette situation, nous sommes en train d’étudier une restructuration et une reconstruction de la cantine pour qu’elle soit adaptée à la taille de l’école », poursuit l’adjointe au maire qui doit rencontrer les parents la semaine prochaine.

Elle espère pouvoir installer la cantine dans des préfabriqués neufs d’ici peu et assure que « l’objectif final est qu’il n’y ait à terme ni classe ni cantine dans des bungalows »