«Pour l’amour du risque», «A nous la victoire», «Ma famille d’abord»… Voici Jimmy Durmaz, le nouvel atout du TFC

FOOTBALL L’international suédois Jimmy Durmaz s’est très vite fait remarquer avec le TFC. Gros plan sur une recrue aussi intéressante sur le terrain qu'en dehors…

Nicolas Stival

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L'ailier du TFC Jimmy Durmaz après son but contre Guingamp en Ligue 1, le 17 septembre 2016 au Stadium de Toulouse.
L'ailier du TFC Jimmy Durmaz après son but contre Guingamp en Ligue 1, le 17 septembre 2016 au Stadium de Toulouse. — R. Gabalda / AFP

Il est encore à court de forme, entre préparation tronquée avec l’Olympiakos, son ancien club grec, et arrivée tardive au TFC. Pourtant Jimmy Durmaz a été l’homme du match, samedi contre Guingamp (2-1). Virevoltant, accrocheur, l’ailier aussi polyvalent que tatoué a inscrit son premier but pour sa première titularisation en Ligue 1, après deux entrées en jeu. Les Lillois, déjà mal en point, peuvent commencer à trembler ce mardi soir, que l’international suédois de 27 ans débute la rencontre ou qu’il sorte du banc.

De l’audace, toujours de l’audace

Face à l’En Avant, le gaucher Durmaz a brillé sur l’aile droite, avant de sortir sous les ovations à la 82e minute, perclus de crampes. « Je préfère évoluer à gauche mais je peux aussi jouer à droite, ce qui me permet de revenir à l’intérieur et de frapper, lâche, en anglais, ce gabarit moyen (1,80 m, 69 kg). J’ai aussi déjà été aligné en numéro 10, notamment en sélection. »

Où qu’il soit sur le terrain, le Suédois garde le même leitmotiv. « Mon jeu est très offensif, risqué. J’aime les duels et aider les attaquants à marquer. Mais je ne suis pas vraiment un buteur. » Son record en une saison ? « Sept buts dans le championnat grec l’an dernier avec l’Olympiakos. Après, tu veux toujours battre tes records… »

Une grosse soif de titres

Depuis quelques années, lorsqu’on demande à un joueur de L1 son objectif, il répond rarement « le titre de champion », sauf lorsqu’il évolue au PSG. Durmaz, lui, va droit au but : « Je viens à Toulouse pour gagner le plus possible. Même si l’équipe n’est pas supposée remporter le championnat de France, dans ma tête, je veux gagner la Ligue 1. »

Un conte de fées type Montpellier en 2012 ou Leicester la saison passée n’arrive pas tous les ans. Cependant, ces propos hardis ne sont pas prononcés par le premier venu. Le natif d’Örebro affiche déjà un assez beau palmarès : un titre de champion de Suède avec Malmö (2010), deux titres de champion (2015, 2016) et une coupe de Grèce (2015) avec Olympiakos. International à 35 reprises (deux buts), Durmaz, présent à l’Euro cet été (deux entrées en jeu) a aussi évolué entre 2012 et 2014 à Gençlerbirliği, en Turquie, le pays d’origine de son père.

Famille, football et religion

Si le père de l’ailier du TFC est un Assyrien de Turquie, sa mère vient de Syrie. La Suède accueille des chrétiens d’Orient depuis des décennies. « Je suis chrétien orthodoxe, précise le joueur. Certains de mes tatouages ont une signification religieuse, alors que sur mes mains sont inscrits les noms de mes enfants. La famille d’abord ! »

Justement, la famille baigne dans le foot. Elias (16 ans), le jeune frère de Jimmy fréquente le même club formateur que ce dernier, le BK Forward (D3 suédoise), dans leur ville d’Örebro. « Mon oncle Sharbel Touma a joué aux Pays-Bas, en Bundesliga, en Grèce et bien sûr en Suède », ajoute le néo-Toulousain. Cet ailier (décidément) affiche aussi deux sélections en équipe de Suède et rappellera forcément de bons souvenirs à pas mal de joueurs de L’Entraîneur (ancêtre de Football Manager), période 1999-2000