Toulouse: «J’aurais aimé être entraîné par un type comme moi», glisse le coach du TFC Pascal Dupraz

FOOTBALL L’entraîneur du TFC a dressé le portrait de l’entraîneur idéal selon lui, ce lundi…

Nicolas Stival
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L'entraîneur du TFC Pascal Dupraz en conférence de presse au Stadium de Toulouse, le 30 juin 2016.
L'entraîneur du TFC Pascal Dupraz en conférence de presse au Stadium de Toulouse, le 30 juin 2016. — N. Stival / 20 Minutes

Entre réflexions cinglantes et digressions étonnantes, une conférence de presse de  est toujours un spectacle. Celle de ce lundi après-midi, veille d’un déplacement du TFC à Lille, n’a pas fait exception. « Je ne suis pas dans le calcul, a ainsi déclaré l’entraîneur toulousain, interrogé sur sa personnalité. J’aurais aimé être entraîné par un type comme moi. »

« Je n’ai pas une haute estime de moi, a-t-il assuré dans la foulée. En tant que joueur, j’ai eu de bons entraîneurs, et d’autres moins bons. » a dressé le profil type du coach de rêve : un homme « vrai, qui dit ce qu’il pense » et qui « montre l’exemple, qui arrive avant et part après les joueurs ».





L’affectif a aussi une grande importance, selon l’ancien homme fort d’, qui fête ces 54 ans ce lundi. « On peut aimer ses joueurs, et le leur montrer de temps à autre. » Et lorsqu’il n’y a pas d’atomes crochus ? « J’ai détesté certains joueurs, mais je fais semblant, assure Dupraz. A l’ETG, il y avait un joueur cité pour sa longévité. Il n’y a pas plus retors que celui-ci, égocentrique comme pas deux. Je l’ai su dès le début, ce qui ne m’a pas empêché de le faire jouer. » Dupraz ne citera pas de nom, mais l’intéressé se reconnaîtra sûrement.

Arrivé en mars, le Haut-Savoyard est devenu une icône à Toulouse, grâce à la réussite de . Mais il sait que la lune de miel entre lui et le TFC s’arrêtera un jour. « Je ne me projette pas ailleurs qu’ici », prévient en amont l’entraîneur,  . Mais… « J’ai parlé au président Sadran. Un jour, on s’engueulera. Lui m’a dit que non. Il a du caractère, moi aussi. Mais en attendant, je suis content d’être ici, de ce que les garçons font. » Après cinq journées de Ligue 1, les Violets occupent une jolie sixième place.