Avec Fifigrot, l'esprit Groland déferle sur Toulouse

CULTURE Depuis cinq ans, les passionnés de la présipauté de Groland ont rendez-vous dans la Ville rose pour assister au timbré Festival international du film grolandais...

Julie Rimbert

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Le président de Groland, Christophe Salengro, lors de la parade durant Fifigrot.
Le président de Groland, Christophe Salengro, lors de la parade durant Fifigrot. — PaulGraphs

Pour sa cinquième édition, Fifigrot, le Festival international du Film Grolandais de Toulouse pose ses valises dans la Ville rose du 19 au 25 septembre. Courts et longs-métrages sont au programme de cette manifestation déjantée qui prévoit comme tous les ans de nombreux à-côtés dans la ville.

Un festival pérennisé

Cette année, le GroJury, qui décernera l’Amphore d’Or au meilleur film, est présidé par Pierre Etaix, héritier de l’humour slapstick de Charlie Chaplin ou de Buster Keaton. A ses côtés pour dénicher le film le plus loufoque de la semaine, le comédien Vincent Lacoste, la réalisatrice Yolande Moreau, l’indémodable Jules Edouard Moustic ou encore l’écrivain Jean-Bernard Pouy.

Organisé jusqu’en 2009 à Quend-Plage-Les-Pins, la communauté du Groland a su pérenniser ce festival à Toulouse, avec près de 5.500 places de cinéma vendues en une semaine l’an dernier et près de 20.000 personnes présentes aux manifestations déjantées dans la ville.

« Toulouse a plein d’atouts pour accueillir notre festival : des cinémas, de nombreux étudiants et surtout une tradition rebelle et libertaire, tout à fait dans l’esprit grolandais, souligne Gérard Trouilhet de l’association toulousaine A Côté, organisatrice du Fifigrot. Nous avons acquis notre renommée aux fils des éditions, grâce à un jury de professionnels reconnus ».

Partenaires locaux

Cette année, le président Christophe Salengro ne défilera pas lors de la traditionnelle parade qui verra s’affronter pour le trône grolandais François Groland et Nanosarko, le 24 septembre du Capitole à la place Saint-Sernin. Autre nouveauté : Gro L’Art qui propose une performance avec quatre écrans pour quatre projecteurs 16 mm, organisée en partenariat avec le musée des Abattoirs.

« Nous ne sommes pas isolés dans la vie culturelle toulousaine et voulons donner la parole aux acteurs locaux, par exemple avec la projection de films du coin lors la soirée Made in ici », assure Gérard Trouilhet.