Toulouse: Un garde-manger 100 % gratuit bientôt installé en centre-ville

CONSOMMATION Une Toulousaine veut installer sur la voie publique une armoire où chacun pourrait déposer ou prendre des denrées alimentaires…

Béatrice Colin

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Des armoires partagées 100% gratuites installées aux USA.
Des armoires partagées 100% gratuites installées aux USA. — Armoire locale partagée Toulouse

Et si au lieu de jeter des denrées, on remplissait un placard communautaire, accessible à tous gratuitement sans être redevable à son voisin d’avoir bien voulu partager ses biscottes ou ses conserves. Cette idée de garde-manger partagé, née aux Etats-Unis, a trouvé un écho auprès de Laura Saraga, étudiante à la Toulouse Business School.

Dans le sillage du bookcrossing, ces bibliothèques ouvertes et en libre-service où chacun peut prendre ou déposer un livre, elle compte implanter d’ici la fin de l’année une première armoire au sein de son quartier, à Chalets-Roquelaine.

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« J’avais envie de mettre en place quelque chose qui soit facteur de mixité sociale, à laquelle chacun puisse contribuer et dont chacun puisse bénéficier. Et j’ai lu un article sur ce projet développé à Fayetteville aux Etats-Unis, c’est solidaire, facile à mettre en place et ça permet de rompre l’isolement », explique la jeune Toulousaine qui a lancé une opération de crowdfunding pour financer son premier garde-manger.

Nourriture non périssable

Les habitants pourront y déposer de la nourriture non périssable, mais aussi des produits d’hygiène courante. Au-delà de l’aspect solidaire mais aussi collaboratif, ce système permet de lutter contre le gaspillage alimentaire car on peut y déposer toute sorte de denrées arrivant à la date limite de péremption.

« Dans l’idéal, nous aimerions l’installer place Roquelaine qui est un carrefour où il y a déjà une borne où l’on peut déposer des vêtements. Au début, il faudra faire de la pédagogie, mais c’est aussi aux gens de prendre conscience qu’il faut respecter ce qui est fait pour la communauté », explique Laura Saraga qui espère avoir le feu vert de la mairie pour occuper l’espace public.

Partagée sur les réseaux sociaux, son initiative lui a valu d’être contactée par des personnes intéressées pour installer le même dispositif ailleurs en France.