Toulouse: II invente une agression parce qu'il a perdu son téléphone

FAITS DIVERS Un jeune homme a voulu faire passer une simple perte de portable pour une violente agression. Il a été confondu par les gendarmes...

Hélène Ménal
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Dépôt de plainte dans un commissariat de police. Illustration.
Dépôt de plainte dans un commissariat de police. Illustration. — Ludovic Caillere AFP

Des investigations poussées pour un délit imaginaire. Les gendarmes de Grenade, au nord de Toulouse, ont placé ce mardi en garde à vue le jeune homme qui, trois mois plus tôt, était venu déposer plainte pour vol et agression dans un commissariat de Blagnac.

La « victime » avait raconté que trois individus lui étaient tombés dessus avant de lui dérober son chéquier et son téléphone portable.

Les gendarmes ont pris les faits très au sérieux et mis les moyens. Ils ont réussi à mettre la main sur le receleur supposé du fameux téléphone. Mais l’homme en question n’était pas vraiment le complice d’une bande de malfrats. Il a pu prouver qu’il utilisait l’appareil depuis longtemps, avant même la date supposée de l’agression.

Bon pour un stage de citoyenneté

C’est donc le plaignant qui ce mardi a eu droit à un interrogatoire en gendarmerie. Il a reconnu avoir monté l’histoire de toutes pièces, alors qu’il avait tout simplement perdu son portable depuis plusieurs mois.

« Il s’expliquera en octobre devant le délégué du procureur et devra, à ses frais, effectuer un stage de citoyenneté », indiquent les gendarmes de la Haute-Garonne sur leur page Facebook, rappelant au passage que « dénoncer des faits mensongers aux autorités judiciaires est un délit pouvant être puni de 6 mois d’emprisonnement et 7.500 euros d’amende ».