Toulouse : Cinq choses à savoir pour participer au débat sur la 3e ligne de métro

TRANSPORTS 28 voire 30 km de ligne, de Colomiers à Labège, en passant par Matabiau. Le débat public sur la 3e ligne de métro toulousaine commence ce lundi. C’est le moment d’y mettre votre grain de sel…

Hélène Menal
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Dans le métro de Toulouse. Illustration.
Dans le métro de Toulouse. Illustration. — Fred Scheiber/20 Minutes

Estimée à 2,1 milliards d’euros, la troisième ligne de métro toulousaine - baptisée Toulouse Aerospace Express (TAE) - est l’investissement le plus colossal de la décennie dans la région. Elle est censée mettre Airbus Colomiers, peut-être l’aéroport, et Labège Innopole à 20 minutes de Matabiau en jouant à saute bouchons.

Sans opposant notoire pour l’instant, la ligne est soumise à partir de ce lundi 12 septembre à un grand débat public. Il durera jusqu’au 17 décembre. En voici un petit mode d’emploi.

Qui mène le débat ?

Comme pour tout projet d’investissement supérieur à 300 millions d’euros, la  s’est saisie du dossier. Cette autorité administrative indépendante a désigné en son sein une commission « particulière » du débat public qui s’installe dans la   pour piloter les opérations. Son président,  , est de sensibilité écologiste.

Qui peut s’exprimer ?

Absolument tout le monde. Le débat possède un (très sobre), un compte   et une  . Plusieurs réunions publiques sont prévues dont la première dès ce mardi en haut de la grande médiathèque.

Mais comme souvent ces réunions n’attirent que des initiés ou des groupes partisans, la commission s’intéressera aussi à l’avis de « groupes experts » : des commerçants, des étudiants, des chefs d’entreprise par exemple. Elle administrera également un questionnaire précis sur les habitudes de déplacements des habitants lambda.

Il y aura aussi des ateliers originaux comme celui organisé jeudi à  pour discuter de la meilleure façon de cartographier les effets de la ligne TAE.

Combien ça coûte ?

Impression des documents comprise, le débat public sur la TAE va coûter 600.000 euros.

A quoi ça sert ?

La commission ne donnera pas son avis sur le fond du projet. Elle rendra compte de l’état de l’opinion toulousaine.et lèvera probablement des lièvres dont Tisséo devra tenir compte pour éviter des « tuiles » plus tard.

Surtout, le rapport de la commission sera regardé à la loupe par les financeurs éventuels, l’Etat et l’Union européenne notamment. Il leur servira de « baromètre » en disant si l’investissement est risqué, ou pas, utile, ou pas.

 

Le calendrier

Si tout va comme sur des roulettes, les tunneliers pourraient commencer à creuser en 2019 pour une mise en service annoncée (partielle) en 2024.