Toulouse: L'homme qui a poignardé un policier mis en examen pour tentative d'assassinat

FAITS DIVERS L'homme a reconnu avoir porté un coup de couteau au policier, mais nié son intention de le tuer...

Clémence Apetogbor

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Le commissariat de la rue du Rempart Saint-Etienne à Toulouse, fermé après l'agression d'un policier au couteau, le 30 août 2016.
Le commissariat de la rue du Rempart Saint-Etienne à Toulouse, fermé après l'agression d'un policier au couteau, le 30 août 2016. — N. Stival / 20 Minutes

L’agresseur présumé d’un policier poignardé au cou mardi dans un commissariat de Toulouse a été mis en examen ce jeudi soir pour « tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique », a appris l’AFP auprès du parquet. L’homme, âgé de 31 ans, a été placé en détention provisoire, a-t-on précisé de même source.

Il nie avoir eu l’intention de tuer

Souffrant de troubles psychiatriques, il a reconnu avoir porté un coup de couteau au policier, mais nié son intention de le tuer, selon le parquet. L’enquête a montré qu’il était allé acheter un couteau « quelques heures auparavant », ce qui montre, selon le parquet, qu'« il inscrit son action dans le temps ».

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Il a expliqué « avoir eu le sentiment d’être suivi, observé par les policiers de la sécurité intérieure », et en frappant l’adjoint de sécurité, avoir voulu « atteindre un policier » de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), selon la même source. Une expertise psychiatrique devrait être effectuée en urgence.

L’agresseur n’était pas fiché pour radicalisation

La victime, un jeune agent de sécurité, s’est vue prescrire 4 jours d’incapacité totale de travail (ITT).

Peu après 14h, mercredi, un homme s’était présenté au commissariat du Rempart St-Etienne, en plein centre de Toulouse, pour déposer plainte pour le vol de son téléphone portable. Revenu peu de temps après, il avait poignardé l’agent de sécurité avant de tenter de lui subtiliser son arme de service et d’être interpellé.

L’agresseur n’était pas fiché pour radicalisation, mais avait déclaré lors de son interpellation « en avoir marre de la France », avait déclaré le procureur de Toulouse mercredi. Il était connu de la justice dans deux procédures qui avaient été abandonnées en raison de son état mental, à la suite d’expertises.