Toulouse: Pourquoi jouer au Stadium est primordial pour le Stade Toulousain

RUGBY Le Stade Toulousain ne pourra pas jouer au Stadium contre Toulon. Le club a pourtant bien besoin de ses « délocalisations » sur le plan économique…

Nicolas Stival

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Le président du Stade Toulousain Jean-René Bouscatel devant une tribune du Stadium de Toulouse lors du match de Top 14 contre le Racing 92, le 17 avril 2016.
Le président du Stade Toulousain Jean-René Bouscatel devant une tribune du Stadium de Toulouse lors du match de Top 14 contre le Racing 92, le 17 avril 2016. — P. Pavani / AFP

Jean-René Bouscatel est « atterré ». Le sommet de la quatrième journée du Top 14, le dimanche 11 septembre, ne pourra pas se disputer au Stadium (33.000 spectateurs), comme le Stade Toulousain et son président l’avaient prévu. Le véritable « lancement de la saison » contre le prestigieux RCT se fera à Ernest-Wallon (19.000 sièges).

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« Cela fait trois ans que nous avons toutes les difficultés du monde pour jouer au Stadium dans des conditions normales, avec des décisions qui nous sont imposées au dernier moment », peste le dirigeant du club le plus titré d’Europe, bredouille depuis 2012.

Les Rouge et Noir ont retrouvé l’enceinte municipale le 27 décembre 2015 contre Toulon (déjà), après deux ans et demi d’absence en raison des travaux pour l’Euro 2016 de football. Et les finances du club ont senti le choc. « La différence entre le Stadium et Ernest-Wallon, c’est 500.000 euros par match, lance Bouscatel. Pendant deux ans, on a perdu potentiellement 1,5 million d’euros chaque saison. Et la saison dernière, on n’a pas pu jouer contre les Saracens en Coupe d’Europe à cause de la pelouse, puis contre Clermont en championnat en raison de l’Euro. »

Le club espérait jusqu’à six matchs cette saison au Stadium

En 2016-2017, le Stade Toulousain espérait disputer au moins quatre matchs au Stadium (Toulon, Clermont et Racing 92 en championnat, Wasps en Coupe d’Europe), voire six avec un éventuel quart de finale de Champions Cup et un possible barrage de Top 14. Il y en aura donc à coup sûr un de moins, ce qui ne va pas arranger des finances déjà fragiles, après trois exercices déficitaires.

« Heureusement que nous avons des réserves créées depuis 20 ans, mais qui peu à peu s’amenuisent », observe le président toulousain. « On se demande s’il ne faut pas trouver d’autres stades de substitution, à Bordeaux par exemple. » Que les supporters toulousains, pas toujours présents en masse à Ernest-Wallon, se rassurent : on n’en est pas là…