Toulouse: Cinq chiffres pour dresser le tableau de la rentrée des classes

EDUCATION Jour « J » pour des milliers d’élèves toulousains et haut-garonnais. Florilège des petits et grands changements qui vont influer sur leur année scolaire…

Helene Menal

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Dans une école maternelle de Toulouse
Dans une école maternelle de Toulouse — Alexandre GELEBART/REA

Plus de 36.000 pitchouns reprennent le chemin de l’école ce jeudi à Toulouse, tout comme 51.000 collégiens et 54.000 lycéens haut-garonnais. Voici cinq chiffres qui vont peser dans leur vie quotidienne.

100 ATSEMs de plus

Sur fond de fronde des parents d’élèves, 100 ATSEMs (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) supplémentaires ont été recrutés par la mairie de Toulouse en 2016. « Soixante prendront leur poste d’ici octobre », précise le Capitole dont l’objectif est d’assurer « la présence d’un ATSEM dans toutes les classes maternelles et pendant toute la durée du temps scolaire ».

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10 repas gastronomiques

Plus de saveurs dans les cantines toulousaines. Sur ce point aussi, la grogne des parents a porté puisque la mairie a décidé d’engager un chantier « qualitatif » à la cuisine centrale. Ses 60 cuisiniers vont bénéficier tout au long de l’année des conseils du chef étoilé Stéphane Tournié. Ce dernier élaborera lui-même le menu gastronomique qui sera servi une fois par mois.

1.400 tablettes pour les collégiens

Le Conseil départemental  a décidé d’équiper, à titre expérimental, certains collégiens de tablettes numériques personnelles. Les petits veinards sont les élèves des collèges Claude-Nougaro, Jean-Pierre-Vernant et Raymond-Badiou de Toulouse, et ceux du collège Jules-Ferry de Villefranche-de-Lauragais. Les 5e et 4e auront leur iPad dès cette rentrée. Les futurs 6e et 5e à la rentrée prochaine.

6,5 millions d’euros de travaux de sécurité dans les lycées

Menace terroriste oblige, la rentrée est aussi placée sous le sceau de la sécurité. La préfecture annonce des « patrouilles dynamiques » à proximité de tous les établissements scolaires. La Région a affecté 6,5 millions d’euros pour sécuriser 152 lycées. Soixante-dix-sept de ces opérations sont achevées. Elles consistent parfois à renforcer des clôtures ou à installer des tourniquets, d’autres fois à implanter des caméras sur les entrées non visibles depuis la loge du gardien ou encore à équiper des accès de lecteurs de badges.

Dans les écoles, un responsable devra être posté à l’entrée. Il pourra demander aux parents d’élèves d’ouvrir leur sac. En cas de refus, l’adulte peut se voir interdire de passer la porte.

« 2 à 5 semaines de cours perdues »

Pour cette rentrée, les parents d’élèves de la FCPE 31 livrent bataille sur le front des non-remplacements des profs en collège et lycée. « Selon notre étude, chaque élève perd en moyenne deux à trois semaines de cours sur 36, sans compter les trois semaines blanches du mois de juin », s’emporte Hélène Rouch la présidente départementale.

Même si elle concède qu’il y a là « un sujet d’amélioration », Hélène Bernard, la rectrice, ne cautionne pas ces chiffres. Selon ses services, le « taux d’efficacité des remplacements après 15 jours d’absence est 95 % ». Les 15 premiers jours sont de la responsabilité des établissements où la rectrice appelle à « davantage de solidarité au sein des équipes ».