Toulouse veut devenir la «Silicon Valley» des objets connectés

TECHNOLOGIES Le concentré de start-up IoT, spécialisé dans l’Internet des objets, va agrandir ses locaux en septembre, première étape d’un projet de 8 hectares qui ambitionne d’être un centre mondial de ce secteur en pleine croissance…

Julie Rimbert

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L'Internet des objets est un secteur en pleine croissance.
L'Internet des objets est un secteur en pleine croissance. — Jaubert

Il n’y a pas que l’aéronautique à Toulouse ! Le regroupement de sociétés innovantes IoT Valley, basé à Labège, veut devenir un centre mondial de l’internet des objets en créant un vaste campus connecté de huit hectares d’ici 2018.

Augmentation des effectifs de 60 %

Cette Silicon Valley à la française s’articulera autour du rayonnement de l’entreprise Sigfox, leader mondial de la connectivité des objets, qui a déjà étendu son réseau dans 21 pays. Fondée en 2009, l’association IoT Valley compte aujourd’hui 30 entreprises membres et plus de 300 collaborateurs. « Les perspectives de croissance tablent sur une augmentation des effectifs de 60 % d’ici la fin 2016, indique Nathalie Fabre, qui dirige le projet immobilier de l’IoT Valley. Grâce à l’attractivité de Sigfox, nous sommes sollicités par de nouvelles sociétés ce qui implique de s’agrandir sur de nouveaux terrains ».

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La surface immobilière de l’IoT Valley va passer en septembre à 10.000 m2 avec l’inauguration d’un troisième espace de 2.500 m2, permettant d’accueillir de nouvelles jeunes pousses. Mutualisation des ressources et des compétences, coaching sur la levée de fonds, mise en réseau des start-up avec des mentors ou de grands groupes, l’IoT Valley veut réunir toutes les forces vives de l’Internet des objets dans un même lieu.

Regrouper grands groupes et start-up

« Notre ambition est de créer une Silicon Valley à la française en regroupant sur un même site des start-up innovantes, des industriels ou des clients intéressés par ces technologies, souligne Hervé Schlosser, président de l’IoT valley. Nous voulons faire de cet endroit unique en France et en Europe un lieu où les jeunes pousses peuvent bénéficier de la dynamique des grands groupes partenaires comme Intel, Microsoft ou Samsung », ajoute-t-il.

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Le Campus IoT réunira donc les grandes entreprises, des laboratoires, des restaurants, une crèche mais aussi une piscine. Une école de développeurs de la deuxième chance doit y voir le jour dès septembre. Le « Connected Camp », l’accélérateur de start-up crée en septembre 2015, va également accueillir 15 sociétés au lieu de 9 en 2017. Le budget de l’association, de plus de 600.000 euros aujourd’hui, devrait dépasser le million d’euros en 2017.