Toulouse: Ce que l'on sait du meurtre d'un client dans une boîte d'Arnaud-Bernard

FAITS-DIVERS Un homme de 32 ans a été tué par balles samedi matin au « Reggae Pub », dans le quartier Arnaud-Bernard. A priori pour un motif passionnel…

H.M. avec AFP
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Dans une discothèque. Illustration.
Dans une discothèque. Illustration. — Superstock Sipa

Samedi, peu avant 7h, une soirée Caraïbes tirait à sa fin au « Reggae Pub » d' Arnaud-Bernard quand un homme est entré dans la discothèque et a ouvert le feu, à plusieurs reprises, sur un habitué. La victime, un trentenaire d’origine antillaise, a été atteinte d’au moins trois balles. Elle est morte sur place alors que les secours la prenaient en charge. Son meurtrier s’est enfui.

Selon le parquet de Toulouse, l’enquête confiée au SRPJ privilégie pour l’instant la piste d’une affaire passionnelle. L’exécution pourrait être liée à une dispute au sujet d’une cliente présente dans le club.

Une agression au couteau juste après

Le SRPJ est aussi en charge d’une agression qui a eu lieu juste après le meurtre à quelques centaines de mètres de là. Un homme a été retrouvé rue Quéven, battu et lardé de plusieurs coups de couteau. Il a été transféré à l’hôpital et ses jours ne sont plus en danger.

Et une polémique

Le spectaculaire homicide de ce week-end au « Reggae Pub » est le troisième en trois semaines dans la Ville rose. Le 14 juin, Miloud Kherroubi, 41 ans, est tombé sous les balles d’un commando dans une bar du faubourg Bonnefoy. Le 21 juin, des hommes à scooter ont ouvert le feu sur un groupe qui marchait dans la rue à Bellefontaine. Un Russe de 32 ans, d’origine tchétchène, n’a pas survécu.

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Cet enchaînement d’exécutions a poussé le syndicat Unité SGP Police à réagir samedi. Il « déplore que Toulouse devienne au fil des mois une ville où à l’évidence circulent les armes à feu, où des règlements de compte et des vengeances se concrétisent par des exécutions en pleine rue ». Son secrétaire régional, Didier Martinez, réitère sa demande d’un renfort de 150 policiers.

Ce début de polémique a déclenché l’envoi d’un communiqué conjoint du préfet, Pascal Mailhos, et du procureur de la République, Pierre-Yves Couilleau. Ils confirment que le meurtre du « Reggae Pub » ne « s’apparenterait pas à un règlement de compte relevant du grand banditisme ».

Pour éteindre l’incendie, le communiqué précise aussi que « Toulouse (..) connaît une évolution de la délinquance maîtrisée ». Selon les autorités, les atteintes à l’intégrité physique ont baissé de 2,62 % depuis le début de l’année, les atteintes aux biens de 4 %.