Barrage de Sivens: Ça arrive trop tard... mais la justice donne raison aux opposants

SOCIETE Le barrage de Sivens était illégal. La décision arrive après la bataille mais le tribunal administratif de Toulouse vient de donner raison aux opposants…

Helene Menal

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Un gendarme au moment de l'évacuation définitive du site, le 6 mars 2015.
Un gendarme au moment de l'évacuation définitive du site, le 6 mars 2015. — B. Porneczi - Sipa

Quel gâchis. Un peu plus d’un an après l’abandon du projet de barrage de Sivens, dans le Tarn, le tribunal administratif de Toulouse vient de juger que sa construction était de toute façon illégale.

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Selon Ben Lafetey, le porte parole du Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet, les juges ont notamment annulé la déclaration d’utilité publique (DUP) de la retenue d’eau.

Ils demandent la remise en état du site

Une décision qui conforte a posteriori la légitimité des opposants. Ces derniers réclament désormais la remise en état du site que les bulldozers ont eu largement le temps de défoncer avant que le Conseil départemental du Tarn, promoteur du projet, ne renonce au barrage, en mars 2015, au profit d’un ouvrage plus petit.

Ce renoncement faisait suite à deux années de controverses, marquées par l’installation d’une ZAD à Sivens, des batailles rangées avec les gendarmes et, surtout, la mort de Rémi Fraisse. Ce militant écologiste de 21 ans est mort le 26 octobre 2014 sur le site lors d’affrontements avec les forces de l’ordre. Il a été touché par une grenade offensive lancée par un gendarme.