Toulouse: Le suicide d'un infirmier du CHU reconnu comme accident du travail

SOCIETE Deux semaines après le suicide d’un infirmier dans son bureau du CHU, la direction reconnaît son décès comme un accident du travail…

Hélène Ménal

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Le bâtiment principal du CHU de Rangueil, à Toulouse.
Le bâtiment principal du CHU de Rangueil, à Toulouse. — H. Menal - 20 Minutes

Le lundi 13 juin, un infirmier de 55 ans se donnait la mort en s’injectant des produits anesthésiques dans son bureau exigu du CHU de Rangueil. Ce drame a causé une vive émotion dans la communauté hospitalière et provoqué la colère de la CGT. Sur la base de témoignages de collègues, le syndicat fait le lien entre ce suicide et les conditions de travail.

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Deux semaines après le décès, la direction du CHU  donne sa position officielle. « Le fait que le décès intervienne sur le lieu de travail de ce professionnel a conduit à appliquer la présomption d’imputabilité, indique-t-elle dans un communiqué. Le CHU de Toulouse reconnaît ce décès comme un accident du travail ».

Une mission d’enquête interne

Deux enquêtes sont déjà en cours sur ce drame. L’une médico-judiciaire, l’autre administrative. Le CHU a choisi d’en lancer une troisième : « une mission d’enquête interne afin de faire toute la transparence sur l’environnement de travail » de l’infirmier. Deux médecins, un cadre et un directeur des soins ont été désignés pour la mener et doivent rendre leur rapport dans un délai de quatre semaines.

Le CHU s’engage par ailleurs à rendre les résultats de cette enquête publics, si la famille de l’infirmier donne son accord.

Ces mesures n’ont toutefois pas apaisé la colère. En lien direct avec le suicide, le collectif « Hôpital de Debout » - composé d’usagers, de la CGT et de Sud - appelle à un nouveau rassemblement ce mercredi après-midi devant l’Hôtel-Dieu. Mot d’ordre : « Stoppons les restructurations ».