Prêts à rester allongés deux mois pour faire avancer la science?

ESPACE La clinique spatiale de Toulouse va réaliser une nouvelle étude de simulation d’impesanteur - indemnisée - et recherche des hommes jeunes, sportifs et en bonne santé pour faire progresser la science…

Beatrice Colin

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Lors d'une précédente étude BedRest, en 2013, à la clinique spatiale (Medes) installée au CHU de Rangueil, à Toulouse.
Lors d'une précédente étude BedRest, en 2013, à la clinique spatiale (Medes) installée au CHU de Rangueil, à Toulouse. — FRED SCHEIBER

Vous êtes plutôt jeune (entre 20 et 45 ans), sportif et non fumeur, passionné de science et disponible deux mois à partir de la fin du mois d'octobre ? Messieurs, la clinique spatiale de Toulouse (Medes) a besoin de vous.

Pour faire évoluer les connaissances sur l’impact de la microgravité sur le corps des astronautes, et le meilleur moyen pour eux de s’y adapter, depuis plusieurs années l’Agence spatiale européenne et le Cnes réalisent des expériences de simulation au sol sur des volontaires.

Ces astronautes stagiaires ne sont pas à 400 km en orbite autour de la Terre, ils n’ont pas une vue imprenable sur la Planète bleue, mais ils sont soumis aux conditions reproduisant l’impesanteur comme s’ils se trouvaient dans la Station spatiale internationale (ISS). Durant 60 jours, les volontaires devront rester alités, la tête plus basse que les pieds de 6°.

Un complément alimentaire testé

Ces bedrest ont permis jusqu’à aujourd’hui de tester le rôle joué sur le métabolisme de certains exercices physiques ou encore l’apport d’un bonus en protéines et en bicarbonate de potassium pour limiter les effets de la microgravité et du confinement dans l’habitacle spatial.

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Pour les vingt hommes qui seront retenus cette fois, il s’agira de tester « les effets d’une association de compléments alimentaires antioxydants et anti-inflammatoires ».

Dans ce cocktail, on trouvera les fameux oméga-3, mais aussi de la vitamine E ou du resvératrol. Des micronutriments qui présentent, entre autres, des qualités pour contrer l’atrophie musculaire ou la déminéralisation osseuse, deux des méfaits de l’impesanteur.

Indemnisation de 16.000 euros sur 4 ans

Pour être certains de l’effet de ces compléments, les scientifiques les administreront à dix des volontaires, les autres auront un rôle de sujets témoins.

Ceux qui répondront présents à l’appel de la science ne feront pas ça que pour la gloire. Ils recevront une indemnité de 16.000 euros sur quatre ans. Cela comprend la période d’hospitalisation de 88 jours, dont 60 en position allongée et des rendez-vous les autres années pour mesurer les effets à long terme. Pour tout savoir, deux numéros : 05 62 17 49 50 ou 05 62 17 49 65