Carcassonne: L'homme soupçonné de vouloir attaquer des touristes mis en examen et écroué

TERRORISME Faute d'«avoir pu financer son départ» en Syrie, il voulait «passer à l'acte» sur le sol français, a-t-il affirmé aux enquêteurs...

20 Minutes avec AFP
Des soldats patrouillent a la gare et au centre commercial de la Part Dieu. Ils sont deployes dans les zones sensibles de Lyon, avec le renforcement du plan Vigipirate. Le gouverneur militaire de la zone de defense Sud Est affirme que plusieurs centaines de militaires sont mobilises.
Lyon, (Rhone) FRANCE-16/01/2014./FAYOLLE_1201.09/Credit:Pascal Fayolle/SIPA/1501171212
Des soldats patrouillent a la gare et au centre commercial de la Part Dieu. Ils sont deployes dans les zones sensibles de Lyon, avec le renforcement du plan Vigipirate. Le gouverneur militaire de la zone de defense Sud Est affirme que plusieurs centaines de militaires sont mobilises. Lyon, (Rhone) FRANCE-16/01/2014./FAYOLLE_1201.09/Credit:Pascal Fayolle/SIPA/1501171212 — SIPA

Le jeune homme radicalisé arrêté lundi à Carcassonne (Aude), soupçonné de préparer une attaque contre des touristes étrangers, a été mis en examen vendredi par un juge d'instruction antiterroriste et placé en détention provisoire, a-t-on appris de source judiciaire.

Décrit comme fragile psychologiquement, il avait été arrêté lundi soir en gare de Carcassonne, soupçonné d'avoir voulu commettre «une action violente» imminente contre des touristes américains et russes, selon la source judiciaire. Lors de son interpellation, les policiers avaient retrouvé sur lui un «couteau et une petite masse».

En rupture sociale et radicalisé sur internet

Après quatre jours de garde à vue, il a été mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle et placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention, a précisé la source. L'enquête judiciaire initiée dans l'urgence lundi matin par le parquet de Paris avait été confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Converti à l'islam, le jeune homme, fiché pour radicalisation, était suivi par les services antiterroristes depuis des mois et avait été assigné à résidence après les attentats parisiens de novembre, a précisé la source judiciaire. Domicilié dans le Tarn, il est présenté comme étant en rupture sociale, radicalisé sur internet.

Il a passé son enfance et son adolescence à Lunel

Au cours de sa garde à vue, il a dit aux enquêteurs qu'«il avait passé beaucoup de temps à regarder des vidéos du groupe État islamique et des sites djihadistes et s'est dit fasciné», a rapporté la source. Selon ses déclarations, le jeune homme envisageait de «se rendre en Syrie», mais faute d'«avoir pu financer son départ», il avait alors opté pour «un plan alternatif», décidant de «passer à l'acte» sur le sol français, «au nom du djihad armé».

Selon son avocat Jocelyn Momasso Momasso, qui l'a assisté au début de sa garde à vue, «il a expliqué que ses motivations étaient essentiellement liées à la politique internationale», et qu'il voulait «venger les frères» victimes selon lui des frappes de la coalition internationale en Syrie.

Lors des investigations à venir, les enquêteurs s'intéresseront notamment à son enfance et adolescence passées à Lunel, petite ville de l'Hérault qui a connu en 2014 le départ d'une vingtaine de jeunes pour la Syrie.