Toulouse: Une pétition lancée contre le survol du lycée Bellevue par le futur téléphérique

TRANSPORTS Des parents, élèves et enseignants du lycée Bellevue ont lancé une pétition contre l’implantation d'une station du futur téléphérique sur le site de l’établissement...

Béatrice Colin

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L'aérotram, projet de téléphérique toulousain entre l'Université Paul-Sabatier et l'Oncopôle.
L'aérotram, projet de téléphérique toulousain entre l'Université Paul-Sabatier et l'Oncopôle. — Wilkinson Eyre Architects Limited/Tisseo

L’Aérotram, le futur téléphérique qui doit relier en 2019 l’Université Paul-Sabatier à l’Oncopôle en passant par le CHU de Rangueil, ne fait pas encore l’unanimité. En particulier du côté du lycée Bellevue, où les élèves, le personnel de l’établissement et les parents d’élèves ont lancé une pétition sur change.org.

S’ils ne sont pas opposés au futur téléphérique urbain sud, ils « s’inquiètent de l’implantation de la gare de l’Aérotram et du parcours de la ligne téléphérique dans et au-dessus du Lycée Bellevue. Le choix du site d’implantation de la gare de départ/arrivée du téléphérique, telle qu’il est actuellement présenté, menace le patrimoine bâti et paysager du Lycée polyvalent Bellevue et le quotidien de plus de 2.250 élèves et de 200 membres du personnel », font-ils valoir.

Autres options techniquement impossibles

Nuisances sonores, pylônes dans le parc du lycée ou encore suppression d’une partie d’un stade sportif font partie des craintes des signataires contre l’implantation de la station de ce côté-là de la route de Narbonne.

Ils auraient préféré que la station soit construite juste en face, à l’entrée du métro côté Université, ou sinon près de la fac de Médecine ou de la fac de Pharmacie. Pour les deux dernières hypothèses, « techniquement cela n’était pas faisable, il fallait une portée suffisante et là ce n’était pas le cas », insiste le président du SMTC-Tisséo, Jean-Michel Lattes.

L’autre option, celle de Paul-Sabatier, croisait la perspective classée du château, le service des bâtiments de France s’opposait donc à ce choix.

« La dernière option était donc celle contre la barrière du lycée. Il n’y aura pas plusieurs poteaux mais un poteau intermédiaire sur le parking des enseignants, la perte de la piste de sport sera compensée et dès que le groupement d’entreprises sera choisi, en octobre, il yu aura des mesures et études de bruit réalisées », assure l’élu, qui se veut rassurant, indiquant « qu’on ne peut pas le comparer ce téléphérique avec ceux des stations de ski ».