La gendarmerie sort sa première promotion de chiens experts en ceinture d'explosif

TERRORISME Les premiers chiens capables de détecter une ceinture d'explosif sur une personne en mouvement sortent du centre de formation de la gendarmerie. Pile poil pour l'Euro...

H.M. avec AFP

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Un des premiers chiens policiers de France spécialisé dans la détection des ceintures d'explosifs.
Un des premiers chiens policiers de France spécialisé dans la détection des ceintures d'explosifs. — R. Galbada - AFP

Ils s’appellent Junior, Haegen ou G’iris, ils sont les plus doués de leur génération et eux aussi seront sur le terrain pour l’Euro 2016. Douze chiens, des malinois pour la plupart, terminent ce samedi leur formation par un ultime exercice au Stade de France à l’occasion de la finale de la Coupe de France entre le PSG et l’OM.

Ils repèrent même les explosifs artisanaux

Formés durant trois mois par la gendarmerie au Centre national d’instruction cynophile (CNICG) de Gramat, dans le Lot, ces dix limiers triés sur le volet sont les seuls en France à pouvoir repérer des explosifs sur des personnes en mouvement et seront déployés, accompagnés de leurs maîtres, à partir du 10 juin dans les villes hôtes de l' Euro.

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Face à la menace terroriste et à ces kamikazes capables de se fondre dans la foule, le chien « est le moyen le plus efficace pour la détection », assure le colonel Dominique Dalier, patron du CNICG. Les spécialistes à quatre pattes sont capables de détecter les explosifs classiques mais aussi plus artisanaux comme le TATP (peroxyde d’acétone) utilisé par les terroristes de Paris et Bruxelles.

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Outre un flair à toute épreuve, ils ont la capacité de faire abstraction du bruit ou des odeurs de saucisses habituels dans un stade, et même de supporter docilement les caresses, sans perdre de vue leur mission. Lorsqu’unde ces chiens renifle une ceinture d’explosif, sa réaction est immuable : il « marque le suspect » en s’asseyant devant lui sans mordre et attend que son maître le récompense en lui lançant son doudou.

Ces détecteurs à poils ne sont pas pour autant des machines. Ils ont besoin d’une pause toutes les trente minutes pour garder leur concentration intacte.

Les rangs de la gendarmerie comptent pas moins de 554 chiens, hyperspécialisés dans la drogue, les cadavres, la monnaie, les armes ou en encore les produits accélérateurs d’incendie.