Toulouse: Les risques autour du dépôt pétrolier de Fondeyre, un sujet explosif

INDUSTRIE Le plan de prévention des risques technologiques (PPRT) du dépôt pétrolier de Fondeyre, à quelques kilomètres du centre-ville, ne fait pas l’unanimité…

Béatrice Colin

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Site pétrolier de Fondeyre à quelques kilomètres seulement du centre ville. 20/09/2011 Toulouse
Site pétrolier de Fondeyre à quelques kilomètres seulement du centre ville. 20/09/2011 Toulouse — FRED SCHEIBER / 20 MINUTES

Le 24 mai, une réunion publique à la Maison de la Citoyenneté des Minimes abordera la question du plan de prévention des risques technologiques (PPRT) du site Esso et de la société STCM, qui recycle les batteries usagers. Deux entreprises de la zone de Fondeyre.

Deuxième PPRT après l’annulation du premier

Et ce rendez-vous risque d’être explosif. Les riverains dudépôt pétrolier, qui dispose d’une capacité de stockage de 38 000 m3 et alimente l’agglomération en carburant, sont remontés contre ce nouveau document élaboré par les services de l’Etat.

Son objectif : définir des zones à risque autour de ces établissements classés Seveso, où s’appliqueront certaines règles visant à protéger les populations.

Un précédent PPRT avait vu le jour après AZF, dans le cadre de la Loi Bachelot sur les risques industriels. Mais il a été annulé par la justice administrative à la suite de plusieurs recours.

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Périmètre réduit

Entre-temps, les modes de calculs pour élaborer les risques ont changé et les zones se sont réduites, dépassent à peine les limites des entreprises dans le nouveau plan. Ce qui a fait bondir les riverains. « Comme par hasard dans le nouveau PPRT, la rocade qui se trouve à côté n’est pas touchée, le Canal non plus », peste Pierre Fourastié du comité de quartier Lalande.

« Ce plan n’assure pas assez la sécurité des riverains et il est incohérent avec les projets d’urbanisation et l’arrivée de la troisième ligne de métro. Nous voterons contre », avertit Serge Baggi du comité de quartier des Minimes, qui s’est allié sur cette question à celui de Lalande, des Ponts-Jumeaux mais aussi des Sept-Deniers.

Tous attendent un soutien des collectivités locales qui avaient un temps demandé de la délocalisation du dépôt loin du centre-ville. Une position qui pourrait avoir évolué au vu du nouveau projet. Au Conseil départemental, on ne se prononce pas, on attend avant d’avoir analysé le dossier technique du nouveau PPRT.

Une enquête publique aura lieu en octobre, et permettra à chacun de pouvoir donner son avis.