Label Idex : Une perte sèche de 13 millions d'euros et beaucoup d'incompréhension

UNIVERSITE Les responsables de l’Université de Toulouse critiquent la décision du retrait de leur label Idex…

Beatrice Colin

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A l'Université Toulouse2-Jean-Jaurès
A l'Université Toulouse2-Jean-Jaurès — FrŽdŽric Scheiber/20MINUTES

Les membres de l’Université fédérale de Toulouse sont toujours sous le choc après l’annonce du retrait de son label Idex - Initiative d’Excellence - vendredi dernier par un jury international.

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« Cette décision est violente, injuste, mais nous n’allons pas baisser les bras », a indiqué mercredi Marie-France Barthet, sa présidente, entourée des représentants des trois établissements universitaires toulousains et des grandes écoles de la région, tous présents au sein de l’Université fédérale.

Pour l’heure, le retrait du label équivaut à une perte de près de 13 millions d’euros chaque année pour financer des projets communs aux différents établissements et concerne une vingtaine de postes au sein de l’Université fédérale de Toulouse.

Contradictions de l’Etat

Mais Marie-France Barthet ne désespère pas de pouvoir recandidater plus tard. Et met en avant les contradictions mêmes de l’Etat dans ses décisions.

« Le Premier ministre et le Commissaire général aux investissements ont signé la convention qui nous attribuait le label. Nous avons réalisé le projet qui y était défini. Le jury n’en a pas tenu compte et le Premier ministre l’a suivi », déplore-t-elle.

Elle va donc solliciter un rendez-vous avec Manuel Valls pour lui répondre aux reproches faits au projet toulousain, notamment le fait que ses universités ne soient pas fusionnées.

« Nous avons choisi d’avoir un périmètre large, qui intègre les universités et les grandes écoles au sein de l’université fédérale. Faire fusionner les universités est relativement simple, mais c’est plus compliqué pour les écoles d’ingénieur et les établissements de recherche et nous ne voulons pas nous amputer de leur présence », fait-elle valoir.