Midi-Pyrénées: Trois gardes à vue dans l'affaire des marchés publics de la Région

JUSTICE Trois personnes ont été entendues cette semaine dans l'enquête sur des soupçons de favoritisme dans les marchés passés entre l'ex-conseil régional et une société appartenant à des proches du député Kader Arif...

H.M. avec AFP

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L'hôtel de Région, à Toulouse
L'hôtel de Région, à Toulouse — F. Lancelot / Sipa

L’enquête sur d’éventuelles anomalies dans les contrats passés entre l’ex-région Midi-Pyrénées et une société d’événementiel, AWF, appartenant à des proches du député socialisteKader Arif, s’est accélérée.

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Selon, l’Agence France Presse (AFP), trois personnes ont été entendues mercredi par les enquêteurs de l’Office anticorruption de la police judiciaire chargés de cette enquête pour soupçons de favoritisme. Les trois gardes à vus concerneraient un des frères de l’ex-ministre aux Anciens Combattants, l’ex-directeur de la communication de la Région et un agent territorial.

L’AFP précise que l’ex-directeur de la communication, aujourd’hui en poste au ministère du Logement, a été libéré sans être mis en examen.

L’affaire a déjà entraîné la démission du ministre Kader Arif

L’affaire a éclaté en septembre 2014, quand deux conseillers régionaux UMP ont signalé au parquet de Toulouse « des anomalies » dans les contrats liant AWF à la Région, passés entre 2009 et 2014.

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Kader Arif, un proche de François Hollande, avait expliqué qu’il n’était « absolument pas concerné » par ce dossier. Mais en novembre 2014, des perquisitions menées dans des locaux du Ministère de la Défense l’avaient poussé à quitter le gouvernement. Il est redevenu depuis député de la Haute-Garonne.