Toulouse: Un nouveau bus s'embrase à Balma, un syndicat tire la sonnette d'alarme

TRANSPORT Un bus du réseau Tisséo a pris feu à Balma, samedi midi. Un syndicat demande une enquête après ce nouvel embrasement...

Béatrice Colin
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Images de l'incendie d'un bus de la ligne 20 du réseau Tisseo, samedi 16 avril à Balma.
Images de l'incendie d'un bus de la ligne 20 du réseau Tisseo, samedi 16 avril à Balma. — DR/FNCR

Samedi, les usagers de la ligne 20, qui relie Balma-Gramont à Beaupuy, ont eu chaud. Alors que leur bus arrivait au terminus de Gramont, vers 12h50, ils ont vu des flammes s’échapper de l’arrière du véhicule et l’ont tout de suite signalé au chauffeur qui s’est immédiatement arrêté, permettant aux sept passagers de sortir du véhicule en feu.

Les pompiers sont rapidement intervenus pour éteindre l’incendie qui a détruit la moitié du bus qui roule au gaz.

Série noire

Ce n’est pas la première fois qu’un bus s’embrase ainsi. En février 2015, un autre véhicule avait pris feu sur le périphérique toulousain.

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Un sinistre qui avait nécessité la fermeture du périphérique et occasionné la destruction complète du véhicule.

Mais, selon le syndicat issu de la Fédération nationale des conducteurs routiers (FNCR), deux autres sinistres similaires ont aussi lieu sur des bus Tisséo au cours de la dernière année.

De quoi susciter des questions. « Nous déposons ce dimanche une alerte de danger grave et imminent qui doit entraîner dans les 24 heures une enquête sur les raisons de ce feu », indique Benjamin Bordères, élu de la FNCR au Comité d’hygiène et de sécurité (CHSCT) de Tisséo.

Remise en cause des pièces utilisées

Pour ce dernier « on a évité le pire, si le bus avait été en plein centre-ville cela aurait pu être pire car comme il est au gaz quand il y a un feu ce sont des torches de flammes qui s’échappent ». Et de pointer la politique de Tisséo en matière de pièces.

« Soit il y a une malfaçon sur les bus il faut les rappeler un par un, soit cela veut dire que c’est quand on répare les bus qu’il y a un problème. Depuis plusieurs mois il y a des réductions de coûts et cela se traduit sur l’utilisation de certaines pièces douteuses. La réduction des coûts ne doit pas se faire aux dépens de la sécurité », déplore le syndicaliste.

L’enquête devrait permettre de déterminer la cause du sinistre. Pour celui de l’an dernier sur le périphérique, il s’agissait d’un court-circuit.