Toulouse: Surendetté, le marché de gros cherche à rebondir avec de nouveaux actionnaires

COMMERCES Endettée à cause d’investissements trop lourds, la société qui gère le marché de gros toulousain va être dissoute…

B.C.

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Toulouse, le 7 novembre 2012. Le marché des grossistes des fruits et légumes communément appelé le Marché d'Intérêt National.
Toulouse, le 7 novembre 2012. Le marché des grossistes des fruits et légumes communément appelé le Marché d'Intérêt National. — Fred.Scheiber

Le Rungis toulousain croule sous les dettes. Ouvert dans les années soixante, le marché de gros installé au nord de Toulouse s’est lancé dans de gros investissements au cours des quinze dernières années, notamment une refonte complète de sa halle fleurs en 2011, aujourd’hui surdimensionnée.

32 millions d’euros de dette

Pour financer ces travaux, des emprunts ont été réalisés et aujourd’hui le Marché d’intérêt national de Toulouse doit encore rembourser 24 millions d’euros. Pour éviter le naufrage, longtemps, la Ville puis la Métropole, actionnaire à 85 % de la SEM gestionnaire, ont consenti à des avances remboursables pour un montant de 8 millions d’euros.

« Mais une collectivité locale ne peut apporter son aide sans limite. Aujourd’hui, le MIN est dans l’impossibilité de rembourser. Si on laisse faire, dans les trois mois qui viennent c’est la cessation de paiement puis la liquidation », relève Sacha Briand, vice-président de Toulouse Métropole en charge des finances.

La dette épongée par la Métropole

Or si les vendeurs de fruits et légumes des marchés de plein vent continuent à venir se fournir auprès des grossistes du MIN et que son exploitation est à l’équilibre, il n’y a aucune perspective de développement rapide qui permettrait d’éponger les dettes. Pour éviter de voir crouler la structure, la Métropole a décidé de dissoudre la SEM qui exploite le MIN et de reprendre à sa charge la dette.

Et pour gérer le MIN qui génère 335 millions d’euros de chiffre d’affaires chaque année, la Métropole cherche de nouveaux actionnaires. « Nous remettons les compteurs à zéro et nous allons relancer une procédure de délégation de service public », indique Sacha Briand.