Toulouse: Un nouvel écueil dans le projet de centre commercial Val Tolosa

COMMERCES Le tribunal administratif de Toulouse a annulé l’arrêté préfectoral autorisant la destruction des espèces protégées du site…

Beatrice Colin

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Vue d'artiste du futur centre commercial Val Tolosa.
Vue d'artiste du futur centre commercial Val Tolosa. — Unibail Rodamco

Pas sûr que le projet de centre commercial Val Tolosa et ses 150 boutiques ouvre ses portes fin 2018, comme annoncé il y a peu par son promoteur, Unibal-Rodemco.

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Le tribunal administratif de Toulouse vient en effet d’annuler l’arrêté préfectoral autorisant la destruction d’une centaine d’espèces protégées, présentes sur le site et qui doivent être replantées sur une zone de 126 hectares.

Le tribunal a estimé que le projet n’avait pas un intérêt public majeur au point d’accorder une dérogation au Code de l’environnement. Pour l’heure, les services de l’Etat analysent cette décision avant d’indiquer s’ils vont faire appel.


Travaux suspendus ?

Un coup de frein porté au projet par le collectif Non à Val Tolosa, les associations France Nature Environnement et Nature Midi-Pyrénées, opposants depuis une décennie à ce projet « inutile et surdimensionné » selon eux.

Mais ses représentants ne crient toutefois pas victoire. « Nous sommes encore loin de la fin de cette affaire. Le recours contre le permis de construire était ainsi en appel à Bordeaux et le rapporteur du ministère public avait demandé son annulation pour des raisons d’illégalité et de non-conformité. Et nous avons appris que le jugement était repoussé et l’instruction rouverte au motif que le promoteur avait déposé de nouveaux éléments », indique, échaudé, Pascal Barbier, l’un des porte-parole du collectif Non à Val Tolosa.

Ce dernier espère que l’annulation de l’arrêté préfectoral sera respectée et que les travaux ne démarreront pas dès cet été. Il réclame aussi le report de l’enquête publique qui doit débuter le 25 avril sur la modification du permis de construire car « elle repose sur des bases juridiques illégales », plaide Pascal Barbier.