Toulouse: Quand les taxis bloquent, l'utilisation des vélos explose

SOCIETE Beaucoup de Toulousains ont trouvé la parade au blocus des taxis en donnant un coup de pédale. Les militants du deux-roues applaudissent…

Hélène Ménal

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Lundi à l'entrée d'un des sites d'Airbus.
Lundi à l'entrée d'un des sites d'Airbus. — Association 2 pieds 2 roues

Un mal pour un bien ? Non, tout le monde n’en veut aux chauffeurs de taxi qui depuis deux jours ont transformé le moindre déplacement dans la Ville rose en parcours du combattant. Il y en a même qui applaudissent des deux mains et qui sautent de joie sur leurs pédaliers : les militants de l’association « Deux pieds, deux roues », grands défenseurs des modes doux, qui ont profité du blocus pour sortir les calculettes et tester leur théorie en situation réelle.

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Et leur diagnostic est sans appel : « Les habitués ont compté environ trois fois plus de vélo que d’habitude. Certains automobilistes ont même été surpris de trouver le trafic plus fluide que d’habitude dans la zone aéroportuaire », assure Florian Jutisz, le vice-président de l’association.

Les « airbusiens » ont pris le guidon

Le boom des vélos s’est surtout fait sentir sur les sites d’Airbus, prévenus à l’avance qu’ils seraient la cible des taxis en colère. « On a compté par exemple 169 vélos contre 60 habituellement devant un bâtiment [de l’avionneur] à Saint-Martin-du-Touch », précisent les inconditionnels du biclou.

Et Florian Jutisz enfonce le clou : « Cela prouve que pour décongestionner Toulouse, la solution n’est pas de construire de nouvelles routes. Il faut développer les équipements pour les vélos », assure-t-il. En espérant que les journées « Allons-y à vélo » (du 30 mai au 10 juin) auront le même effet sur les travailleurs toulousains que les barrages des taxis.