Sivens: Rémi Fraisse a crié «arrêtez» aux gendarmes avant de recevoir la grenade mortelle

JUSTICE De nouveaux témoignages versés au dossier indiquent que le jeune militant de Sivens avait une attitude pacifique avant d’être mortellement touché…

H.M. avec AFP

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Un des hommages à Rémi Fraisse.
Un des hommages à Rémi Fraisse. — AFP

Rémi Fraisse « levait les mains » et criait « arrêtez » aux gendarmes au moment où il a été tué par un tir de grenade. C’est ce qui ressort de témoignages « entendus récemment » par les juges d’instruction toulousains, révélés ce vendredi par le site Mediapart et confirmés de source judiciaire.

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Le militant de 21 ans a trouvé la mort dans la nuit du 25 au 26 octobre sur le site contesté du barrage de Sivens lors d’échauffourées entre les opposants au projet et les forces de l’ordre.

L’enquête s’accélère

Ces nouveaux éléments dans l’enquête, qui attestent de l’attitude pacifique de la victime au moment des faits, arrivent alors que le militaire qui a lancé la grenade mortelle a été placé sous le statut de « témoin assisté » le 18 mars. Le même jour, l’enquête initialement ouverte pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » avait été requalifiée en « homicide involontaire ».

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Depuis la mort de Rémi Fraisse, le projet de barrage de Sivens a été abandonné au profit d’un ouvrage plus petit. L’utilisation des grenades offensives a été interdite par Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur.