XV de France: Pour l'ancien capitaine Thierry Dusautoir, «il faut arrêter de tourner sa veste»

RUGBY Le troisième ligne toulousain Thierry Dusautoir, retraité du XV de France, réclame de la patience après le Tournoi des VI Nations raté des Bleus…

Nicolas Stival

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Thierry Dusautoir, l'ancien capitaine du XV de France, le 5 février 2016 au Grand Palais, à Paris.
Thierry Dusautoir, l'ancien capitaine du XV de France, le 5 février 2016 au Grand Palais, à Paris. — L. Benhamou / Sipa

Après neuf ans et demi et 80 sélections avec le XV de France, Thierry Dusautoir a dit adieu au maillot bleu à l’issue du Mondial 2015, en Angleterre. C’est donc en simple observateur, certes avisé, que le troisième ligne du Stade Toulousain (34 ans) a suivi le Tournoi des VI Nations 2016.

La première compétition de l’ère Guy Novès, ancien entraîneur de Dusautoir à Toulouse, s’est soldée par un bilan négatif (deux victoires suivies de trois défaites) et par une triste cinquième place.

Un manque d’expérience

« Cela avait bien commencé pour se terminer plus difficilement, notamment en Ecosse, a jugé l’ancien capitaine des Bleus, ce lundi au stade Ernest-Wallon. On a été très laudatif après les deux premiers matchs (Italie puis Irlande), en louant une équipe assez jeune. Mais elle a les défauts de ses qualités avec notamment un manque d’expérience. »

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« J’ai plus d’informations que vous, et je peux vous dire que les joueurs travaillent très bien », a-t-il poursuivi devant la presse. Et n’allez pas évoquer devant le « Dark Destroyer » une génération un peu plus faible que ces devancières, ce qui pourrait expliquer des résultats médiocres.

La défense d’une génération

« Après les deux premiers matchs, je n’entendais pas ces commentaires, a-t-il tranché. Il faut arrêter de tourner sa veste à chaque résultat du XV de France ! Quand ces mêmes joueurs évoluent en championnat ou en Coupe d’Europe, personne ne se pose ce genre de questions. »

Pour Dusautoir, comme pour François Mitterrand ou Didier Barbelivien avant lui, il est urgent de laisser du temps au temps. « Pour que ces jeunes joueurs puissent progresser », précise-t-il. Patience, donc.