Abdelkader Merah fait appel de son renvoi devant une cour d'assises spéciale

JUSTICE L’avocat du frère « du tueur au scooter », renvoyé devant une cour d’assises spéciale avec un complice présumé, fait appel de cette décision…

J.R. avec AFP
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Abdelkader Merah lors de son arrestation en mars 2012.
Abdelkader Merah lors de son arrestation en mars 2012. — BERNARD BISSON/JDD/SIPA

Trois jours après son renvoi devant une cour d’assises spéciale par les juges antiterroristes, Abdelkader Merah vient de faire appel de cette décision. Accusé de complicité des assassinats terroristes de son frère Mohamed à Toulouse et Montauban, Abdelkader doit comparaître devant cette juridiction en compagnie de Fettah Malki, un délinquant toulousain soupçonné d’avoir fourni un pistolet-mitrailleur Uzi et un gilet pare-balles à Mohamed Merah.

« Bataclanisation des esprits »

« Abdelkader Merah n’a jamais été le complice de son frère » dans la préparation et la commission des tueries de mars 2012, a assuré Eric Dupond-Moretti, son avocat, regrettant qu’il n’ait « pas été question d’envisager une seconde un non-lieu pour son client dans le climat actuel ». « C’est la Bataclanisation des esprits », juge son conseil.

Pour Maître Dupond-Moretti, qui dit ne pas avoir reçu cette ordonnance de mise en accusation, Abdelkader Merah « a pris des positions radicales. Si on considère que tous les radicaux sont très dangereux, il faut tous les enfermer. »

C’est maintenant à la Chambre de l’instruction d’examiner cet appel avant la tenue du procès. Des parties civiles ont évoqué la possibilité de faire appel du non-lieu ordonné pour Mohamed Mounir Meskine, le troisième homme mis en examen, soupçonné d’avoir pris part avec les frères Merah au vol du scooter utilisé lors des tueries, ce qu’il a toujours contesté.

Mohamed Merah avait abattu à Toulouse le 11 mars 2012 un militaire, puis le 15 mars deux parachutistes de Montauban. Le 19 mars, il assassinait dans une école juive de Toulouse un professeur et trois élèves. Il a été abattu le 30 mars par les forces de l’ordre.