Ligue 1: Le TFC de Pascal Dupraz atomise Bordeaux et se prend à rêver du maintien

FOOTBALL Toulouse a écrasé les Girondins de Bordeaux samedi lors du derby de la Garonne (4-0). Le TFC reste avant-dernier de Ligue 1, mais reprend espoir…

Nicolas Stival

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Martin Braithwaite (au centre) est félicité par ses coéquipiers du TFC après son penalty réussi contre Bordeaux en Ligue 1, le 12 mars 2016 au Stadium de Toulouse.
Martin Braithwaite (au centre) est félicité par ses coéquipiers du TFC après son penalty réussi contre Bordeaux en Ligue 1, le 12 mars 2016 au Stadium de Toulouse. — P. Pavani / AFP

Le TFC attendait ce moment en Ligue 1 depuis le 9 janvier. Après neuf matchs sans succès, le volcan toulousain s’est réveillé brutalement, et a enseveli les malheureux visiteurs bordelais (4-0). « C’était le scénario rêvé pour nous », souligne Pascal Dupraz.

A l’hôpital dimanche pour sa première comme entraîneur à Marseille (1-1), suite à un malaise, le technicien haut-savoyard a parfaitement réussi son baptême au Stadium. Wissam Ben Yedder a vite débloqué la rencontre (1-0, 5e), avant de transformer un penalty qu’il avait provoqué en même temps que l’expulsion de Lamine Sané (50e). Un nouveau penalty de Martin Braithwaite (86e) et une ultime réalisation d’Oscar Trejo (90e) ont donné à la victoire des allures de triomphe.

Depuisl’avènement de Dupraz, qui n’a pas oublié de saluer ses prédécesseurs Arribagé et Casanova, le retard de l’avant-dernier de L1 est passé de dix à sept points. « Il reste huit matchs, on ne sait pas ce qui peut se passer en foot, observe le défenseur Pavle Ninkov. Peut-être qu’on va tout gagner. »

« On va réussir à se maintenir »

Dans le même registre, le capitaine Martin Braithwaite se montre catégorique : « Si on continue a jouer comme aujourd’hui (samedi), on va réussir à se maintenir, assène l’attaquant danois. Quand on est aussi bien organisés défensivement, quand on est aussi agressifs dans les duels, nous sommes difficiles à battre. »

Si le sauvetage du TFC relève encore du mirage, l’équipe « est en difficulté mais n’est pas morte », souligne Dupraz. « S’il y a un truc à faire, c’est les joueurs qui le feront. Vu leur performance contre Bordeaux, je ne vois pas les complexes qu’ils peuvent avoir. » Les Violets devront prouver samedi à Lille que leur révolte lors du derby n’était pas simplement due au choc psychologique. Les Dogues seront sans doute plus mordants que ces pathétiques Girondins.