TFC: Pascal Dupraz, un retour et cinq questions après le malaise

FOOTBALL Victime d’un malaise samedi, le nouvel entraîneur du TFC Pascal Dupraz a repris les rênes de son équipe ce jeudi, deux jours avant le derby contre Bordeaux en Ligue 1…

Nicolas Stival

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Le nouvel entraîneur du TFC Pascal Dupraz lors de sa présentation à la presse, le 2 mars 2016 au Stadium de Toulouse.
Le nouvel entraîneur du TFC Pascal Dupraz lors de sa présentation à la presse, le 2 mars 2016 au Stadium de Toulouse. — Nicolas Stival / 20 Minutes

La voix un peu rauque, Pascal Dupraz s’est présenté jeudi en fin de matinée devant une foule de journalistes, amassés dans la salle de presse du Stadium de Toulouse. Quelques heures avant ce point-presse, le nouvel entraîneur du TFC était sorti de la clinique Pasteur, où il avait été hospitalisé samedi, quatre jours après sa nomination, à la suite d’un malaise. Absent dimanche à Marseille (1-1), Dupraz (52 ans) s’assiéra pour la première fois sur le banc de l’avant-dernier de L1 samedi au Stadium, contre Bordeaux.

De quoi a-t-il été victime ?

Dupraz a simplement évoqué un « malaise » survenu samedi en plein entraînement et a salué le médecin du TFC Eric Lancelle, qui l’a pris immédiatement en charge, et l’équipe soignante de la clinique Pasteur. « Il s’agit de ma vie privée, tout ce que je peux vous dire, c’est que je suis apte », a lâché le technicien, qui a indiqué qu’il ne s’agissait pas d’un nouvel infarctus, après celui qu’il avait subi à l’âge de 39 ans.

« Depuis, je vis avec un stent (un petit ressort métallique) dans une coronaire, a-t-il toutefois ajouté. Je suis médicamenté mais je vis, malgré tout. »

Comment s’est effectué son retour ?

Après avoir passé une batterie de tests satisfaisante, Dupraz a reçu le feu vert médical ce jeudi matin. Il a alors quitté la clinique pour rejoindre le centre technique du Stadium, vers 10 h 15, trois-quarts d’heure environ après le début de la séance animée par son adjoint, Mickaël Debève.

« Qu’est-ce que j’ai dit aux joueurs ? Je leur ai sorti une boutade », sourit le successeur de Dominique Arribagé, qui a démissionné le 27 février. Laquelle ? « Vous pensiez enterrer un autre entraîneur, mais je suis là ! »

Comment les joueurs ont-ils vécu son absence ?

Etienne Didot le reconnaît. Ce genre de mésaventure n’était « jamais arrivé aux joueurs ». « On a vécu une fin de semaine dernière très particulière, poursuit le milieu de terrain. On a eu un gros changement (avec la nomination de Dupraz, le 1er mars) et puis le coach n’était pas là. Ensuite, on pensait qu’il allait revenir au début de cette semaine, mais ça n’a pas été le cas. Ses adjoints l’avaient au téléphone et on savait qu’il était derrière les consignes données. Mais c’était son ombre et pas lui. »

A Marseille, les Toulousains ont bien géré l’absence du technicien qui a suivi la rencontre avec passion depuis son lit d’hôpital. « Je pense que cela peut resserrer les liens, juge Didot. Même si on ne peut souhaiter à personne ce qui est arrivé. »

Et le sens de la repartie, ça va ?

Plutôt bien, merci pour lui. Devant la presse, Pascal Dupraz s’est fendu de quelques sorties dont il a le secret, parfois empreintes de gravité. Un exemple ? « Si je devais mourir sur un terrain de foot, ce ne serait pas trop mal. Je préfère que ce soit là plutôt qu’au bistrot ou en boîte de nuit. »

Un autre ? « Apparemment, il ne me faut pas de stress. Mais est-ce qu’on pense aux 3,5 millions de chômeurs ? Ils ne stressent pas, eux ? »

Et le foot dans tout ça ?

L’arrivée de Dupraz, puis ses soucis de santé, ont focalisé l’attention ces derniers jours. Mais la réalité sportive du TFC a déjà repris le dessus. « Le compte à rebours a débuté, estime l’entraîneur. En un match, à Marseille, on a repris un point (sur Reims, 17e et premier non-relégable). Mais nous comptons encore neuf points de retard à neuf journées de la fin, c’est beaucoup. Il faut réussir trois victoires et un nul de plus que le 17e, ainsi que deux succès et un nul de plus que le 18e (le Gazélec Ajaccio). »

Plus que compliqué… « Contre Bordeaux, ça peut être le début d’une belle histoire », veut toutefois croire Dupraz. Samedi pour son premier derby de la Garonne, le Haut-Savoyard compte sur le soutien des supporters écœurés par la saison des Violets, mais chouchoutés depuis une semaine.

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