L'enterrement du prolongement de la ligne B suscite de vives émotions

METRO Après l’annonce mardi d’un enterrement du projet de prolongement de la ligne B du métro, les critiques sont vives…

B.C.

— 

Illustration ligne de metro aerien a Toulouse.
Illustration ligne de metro aerien a Toulouse. — Alexandre GELEBART/20MINUTES

Des funérailles en grande pompe sont en train d’être célébrées : celles du prolongement de la ligne B, entre Ramonville et Labège.

Et tout le monde y va de son petit laïus pour dire tout le bien qu’il pensait de ce tronçon de métro qui aurait dû voir le jour en 2020, quatre ans avant la troisième ligne de métro voulue par le président de Toulouse Métropole, Jean-Luc Moudenc (LR).

>> A lire aussi : Toulouse: Il n'y aura pas de prolongement du métro vers Labège

Ce dernier est d’ailleurs la cible de toutes les critiques, étant considéré comme le bourreau du PLB, celui qui a signé mardi son arrêt de mort. De la part de la communauté d’agglomération du Sicoval, qui depuis des mois fait du lobbying pour que ce projet aboutisse, mais aussi des élus de l’opposition à Toulouse Métropole ou de simples automobilistes qui en ont marre de rester coincés dans les bouchons.

Muet depuis le début de la semaine, le président de Toulouse Métropole a décidé de le rester. Mais face au flot de critiques venues de toutes parts, il a rendu public ce mercredi une lettre datant de la veille où il exposait au président du Sicoval, Jacques Oberti, ses propositions alternatives au PLB : la construction d’un téléphérique urbain entre Ramonville, le parc technologique et l’INPT dès 2021, ainsi que la promesse que le chantier de la 3e ligne de métro commence en 2019 à Labège.

Une réunion proposée lundi

La lettre de Jean-Luc Moudenc n’ayant pas fait mouche, un autre courrier est arrivé ce mercredi dans les boîtes mail des financeurs initiaux du prolongement de la ligne B. Georges Méric, le président du Conseil départemental invite tout le monde à se mettre le 7 mars autour d’une table « pour trouver une solution au désenclavement du Sud-Est toulousain ». La réunion de la dernière chance ?