TFC: «Permettez-moi de tenter ce pari fou» du maintien, lance un Pascal Dupraz lyrique

FOOTBALL Le nouvel entraîneur toulousain Pascal Dupraz a tenu sa première conférence de presse mercredi. Il a assuré que le 19e de L1, quasi condamné, pouvait encore se sauver…

Nicolas Stival

— 

Pascal Dupraz, le nouvel entraîneur du TFC, le 2 mars 2016 au Stadium de Toulouse.
Pascal Dupraz, le nouvel entraîneur du TFC, le 2 mars 2016 au Stadium de Toulouse. — N. Stival / 20 Minutes

Il était attendu, il n’a pas déçu. Sans club depuis son départ d’Evian-Thonon-Gaillard, en juin 2015, Pascal Dupraz (52 ans) n’a rien perdu de sa verve, qu’il a entretenue ces derniers mois comme consultant sur le plateau de Canal +.

Mercredi au Stadium, le nouvel entraîneur de Toulouse (19e de L1) « pour les deux prochaines saisons plus quatre mois » a eu besoin de tout son talent oratoire pour persuader un auditoire fourni que son équipe pouvait encore se sauver.

« Un jour, on ne dira plus qu’avec 22 points à l’issue de la 28e journée, aucune équipe ne s’est maintenue, a-t-il prophétisé lors de sa première conférence de presse en Violet. Ce sera réalisé. » Même avec dix points de retard sur Reims, premier non-relégable ? « Il suffit de gagner quatre matchs de plus que le 17e, argumente le successeur de Dominique Arribagé, démissionnaire, dont il garde toutefois le staff. Le 17e peut très bien perdre les dix prochaines rencontres. »

Seulement quatre victoires en 28 journées de Ligue 1

Pour rappel, Toulouse n’a remporté que quatre matchs de L1 cette saison, avant son déplacement à Marseille, dimanche. « Permettez-moi, avec l’ensemble du club, de tenter ce pari fou », a lâché Dupraz. Avant de préciser, prudent : « Ne nous clouez pas au pilori si nous ne réussissons pas. » Le Haut-Savoyard, arrivé samedi dans la Ville rose, deux jours avant de signer son contrat, l’assure : « Lors de notre premier entretien avec le président, je n’ai jamais parlé de Ligue 2, mon conseiller me l’a d’ailleurs reproché. »

Son nouveau patron, Olivier Sadran, reconnaît de son côté « avoir évoqué le sujet de la L2 ». « Sinon, c’est qu’il nous manque une case » a-t-il souri, tout en soulignant que « quoi qu’il arrive, on se relèvera ». « Optimiste mais réaliste », Dupraz a voulu signifier qu’il n’était pas venu pour accompagner l’équipe vers la relégation lors des dix dernières journées, tout en préparant la saison prochaine dans l’antichambre de l’élite.

Vers un changement de capitaine ?

Après avoir dirigé son premier entraînement mercredi matin, le technicien a assuré que son effectif était « meilleur » que celui qu’il a dirigé à l’Evian-Thonon-Gaillard, en vantant notamment la qualité de sa doublette d’attaquants Ben Yedder - Braithwaite. Dupraz avait permis à l’ETG de se maintenir pendant deux saisons, avant la relégation de l’année dernière. S’il laisse planer le mystère sur l’identité de son futur capitaine (Akpa Akpro pourrait perdre son brassard), le technicien veut avant tout rendre plus hermétique l’avant-dernière arrière-garde de L1 avec 47 buts encaissés.

« Il faut défendre tous ensemble, plus vite, plus haut, pour pouvoir mieux attaquer », lâche-t-il, avant de rappeler comment « son » ETG s’était sauvé à la dernière journée en mai 2014, grâce à un succès à Sochaux chez son meilleur ennemi d’alors, Hervé Renard (0-3). « Je sais maîtriser la dixième rencontre, il faut que tout le monde m’aide à maîtriser les neuf précédentes, lance Dupraz. C’est réalisable. » Mais, à ce jour, très improbable.