Toulouse: Dans la peau d'un archéologue au musée Saint-Raymond

CULTURE La nouvelle exposition interactive du musée des Antiques, «Archéo : une expo à creuser», s'intéresse au métier d'archéologue, avant, pendant et après les fouilles...

Julie Rimbert

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Le carré de fouilles de l'expo "Archéo" au musée Saint-Raymond
Le carré de fouilles de l'expo "Archéo" au musée Saint-Raymond — Julie Rimbert

Dès son arrivée au musée Saint-Raymond, le visiteur revêt l’habit de l’archéologue en s’équipant d’un gilet de sécurité. Avec sa nouvelle exposition interactive Archéo : une expo à creuser, le musée des Antiques balaie tous les aspects de cette profession qui fait souvent rêver.

Dès l’entrée, le visiteur pénètre dans une cabane de chantier au sol interactif. Quand il marche dessus, le sol bouge et laisse apparaître des squelettes. « L’idée, c’est de vivre l’expérience de l’archéologue de bout en bout, c’est-à-dire avant, pendant et après les fouilles, explique Julie Poirier, animatrice à Science animation, partenaire du musée Saint-Raymond pour cette exposition. Tout au long du parcours, le visiteur peut toucher des vestiges, dater les événements ou comprendre ce que sont les couches archéologiques. »

Carré de fouilles

Muni d’un archéopass, le visiteur enchaîne les manipulations et expérimentations pour obtenir à la fin du parcours son diplôme d’archéologue.

L’espace d’exposition est divisé en zones de chantier de fouilles où sont répartis divers ateliers pédagogiques comme une vitrine à étages remplie de Playmobil de différentes époques historiques, allant de la Préhistoire à aujourd’hui. Un peu plus loin, un panneau rappelle l’histoire de l’archéologie et met en garde contre le pillage qui fait perdre de précieux indices aux scientifiques étudiant les différentes couches de terre pour remonter l’histoire.

Identifier un os ou une pièce de monnaie

Après la prospection du site, la phase de diagnostic et la constitution de l’équipe de fouille, le visiteur passe à la recherche proprement dite grâce à un vrai module de fouille. Balayette, pinceau et pelle en main, il doit travailler soigneusement pour ne pas abîmer les objets, sans faire de trou pour préserver les diverses couches.

Une fois le bac examiné, il est temps de passer au laboratoire où les objets sont étudiés. Des travaux pratiques, adaptés à chaque tranche d’âge, sont proposés pour mesurer, dessiner et identifier l’os d’un animal, une pièce de monnaie, un objet en terre cuite ou une graine.

Pour tester ses connaissances, le visiteur peut jouer sur une table tactile avec cinq autres personnes pour les défier sur les grandes dates de l’histoire et de l’archéologie. L’exposition est visible jusqu’au 25 septembre.