Victoire espérée, «fête» des supporters… Pourquoi il ne faut pas rater TFC – Gazélec Ajaccio

FOOTBALL La rencontre entre Toulouse et le Gazélec Ajaccio, samedi, opposera deux clubs relégables en Ligue 1. Pourtant, ce match présente plusieurs attraits plus ou moins cachés…

Nicolas Stival

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Le défenseur du Gazélec Ajaccio David Ducourtioux (en rouge) à la lutte avec les Toulousains Adrien Regattin et François Moubandjé lors du match nul entre les deux équipes en Ligue 1 (2-2), le 3 octobre 2015 à Ajaccio.
Le défenseur du Gazélec Ajaccio David Ducourtioux (en rouge) à la lutte avec les Toulousains Adrien Regattin et François Moubandjé lors du match nul entre les deux équipes en Ligue 1 (2-2), le 3 octobre 2015 à Ajaccio. — P. Pochard-Casabianca / AFP

L’ultime « rencontre de la dernière chance ». Alors qu’il pointe à huit points du premier non-relégable, le TFC n’a pas le choix s’il ne veut pas que le très faible espoir de maintien en Ligue 1 s’éteigne pour de bon. L’avant-dernier du championnat doit battre le Gazélec Ajaccio, 18e, samedi au Stadium, lors d’un match beaucoup plus prometteur qu’il n’y paraît.

Le TFC a des chances de gagner

Si l’on s’en tient aux sept rencontres de la phase retour de L1, le TFC est 19e, comme au classement général. Seul le GFC Ajaccio, unique équipe à zéro succès, fait pire. Après un début de saison catastrophique, suivi d’un spectaculaire regain de forme (onze matchs de L1 sans défaite), le promu corse a vilainement rechuté. Pire, il vient de s’incliner à domicile contre Troyes (2-3), la lanterne rouge.

Bref, si Toulouse veut gagner son cinquième match cette saison en championnat, Ajaccio ressemble à la proie idéale. En L1, le TFC n’a jamais accueilli le Gazélec. En L2, il n’a jamais perdu contre cette équipe à domicile (cinq victoires, deux nuls). « Je ne sais pas si on est favori, mais on se doit de gagner absolument », résume le jeune défenseur Issa Diop, incertain car grippé pour samedi.

Il faut profiter de la Ligue 1

Inédit depuis 1981, ce TFC – Gazélec Ajaccio a toutes les chances de se reproduire la saison prochaine… en L2. Après 13 ans de présence continue dans l’élite, les Violets n’ont jamais été aussi près de descendre. Douze matchs, dont sept au Stadium, restent à jouer cette saison, alors autant profiter un max de la L1.

Et, pourquoi pas, assister au présage d’un miracle… « On n’est pas loin de gagner des matchs et de faire une série, assure l’entraîneur Dominique Arribagé au sujet du maintien. On est capable de réaliser cet exploit qui est impossible aujourd’hui, que l’on rendra plausible puis réalisable d’ici la fin du championnat. »

Ce sera la « fête » dans les tribunes

Dimanche au Stadium, une soixantaine de supporters du TFC avait débarqué avec cotillons, confettis et chapeaux de fête pour célébrer par l’absurde la dégringolade de leur équipe. Les fans des Violets remettront ça samedi, à plus grande échelle.

« Il ne nous reste que l’humour pour faire face à cette crise qui, dans le fond, nous attriste au plus haut point », plaident les Indians Tolosa, habituels ambianceurs du virage Brice-Taton. « A nous de donner tort aux supporters, et de faire qu’ils croient de nouveau au maintien », lâche Arribagé.

Luzenac sera représenté

L’épopée brisée de Luzenac, voici un an et demi, avait suscité un élan de sympathie bien au-delà de l’Ariège. S’il avait été admis en L2, le LAP aurait joué à Toulouse devant un public acquis à sa cause. Samedi, il sera représenté par Khalid Boutaïb. L’attaquant ajaccien a fait les beaux jours des Luzenaciens en National.

Pour sa première saison en Ligue 1, il a inscrit à ce jour quatre buts pour le Gazélec (et quatre autres en Coupe de France). Le voir marquer au Stadium serait un sacré pied de nez au président Olivier Sadran, dont l’actuel entraîneur du LAP Sébastien Mignotte n’a pas oublié l’attitude pendant le feuilleton de l’été 2014.