VIDEO. Aveyron: Ce que l’on sait sur le meurtre de la jeune conseillère agricole

FAITS DIVERS Au lendemain du meurtre d’une jeune conseillère agricole, mercredi dans une exploitation de l’Aveyron, les motivations du suspect restent très peu claires…

N.S. avec AFP

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Les policiers enquêtent dans une ferme de Mayran, dans l'Aveyron, après le meurtre d'une jeune conseillère agricole, le 17 février 2016.
Les policiers enquêtent dans une ferme de Mayran, dans l'Aveyron, après le meurtre d'une jeune conseillère agricole, le 17 février 2016. — J. Torres / AFP

Ce terrible fait divers a semé l’effroi bien au-delà de l’Aveyron. Mercredi matin, une jeune conseillère agricole est morte dans une ferme laitière de Mayran, un village d’environ 600 habitants à une vingtaine de kilomètres de Rodez.

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Elle a été « agressée », « traînée et tuée » et son corps a été jeté dans un étang au lieu-dit « Les Farguettes », a indiqué le procureur de la République de l’Aveyron Yves Delperié. L’autopsie, réalisée jeudi matin, « a confirmé la mort par noyade », a-t-il déclaré dans la soirée. Le suspect, un des deux frères en charge de l’exploitation, a été interpellé et placé en garde à vue peu après le drame.

Qui était la victime ?

Elodie Bonnefille, 26 ans, était technicienne de la chambre d’agriculture de Rodez. Mercredi, elle effectuait une mission sanitaire de routine dans une ferme laitière de Mayran. La jeune femme, blonde aux yeux clairs, travaillait avec cinq autres techniciens.

Ses collègues évoquent une professionnelle « dynamique et motivée par son engagement ». Dans la presse régionale, elle est décrite par d’anciens camarades comme une « très bonne copine », « studieuse, très bonne élève, mais aussi gaie et enjouée ».

Qui est le suspect ?

Xavier Espinasse, 47 ans, vit seul « enfermé » avec son frère et leur père de 78 ans, dont ils avaient repris la ferme productrice de lait et de viande, a expliqué un voisin, Gilbert Pouget. Celui-ci avait employé le suspect pendant une dizaine d’années comme saisonnier dans son entreprise de construction. Il évoque un homme « dépressif depuis le décès de sa mère », qui « a dû péter un câble ».

« Ce sont deux frères qui s’engueulent tout le temps, a-t-il ajouté. Ils ne sortent que pour la traite des bêtes » a précisé Gilbert Pouget, pas « étonné » par le drame. Le maire de Mayran, Yves Mazars, évoque pour sa part « une famille très vaillante et tranquille », dont cet ancien agriculteur est un voisin. Aucun témoin n’évoque de problèmes d’argent chez les Espinasse, alors que la crise agricole tient actuellement le haut du pavé.

Comment explique-t-il son geste ?

Pour le moment, le suspect ne l’explique pas. Il doit faire l’objet d’un examen psychiatrique ce jeudi dans la soirée, affirme le procureur de la République d’Aveyron. Xavier Espinasse ne « donne aucune raison de son geste » et ses « motivations sont extrêmement floues », selon Yves Delpérié. Il affirme qu’il n’y a pas eu « d’altercation, pas de dispute, pas de contentieux » avec sa victime.