VIDEO. Six idées reçues sur le Quidditch démontées avant la Coupe de France à Toulouse

HARRY POTTER L’entraîneur-joueuse du club de Toulouse Quidditch présente ce sport avant la Coupe de France organisée samedi et dimanche dans la Ville rose…

Nicolas Stival

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Des joueurs et joueuses de Quidditch, lors de la quatrième Coupe du monde organisée aux Etats-Unis, le 13 novembre 2010 à New York.
Des joueurs et joueuses de Quidditch, lors de la quatrième Coupe du monde organisée aux Etats-Unis, le 13 novembre 2010 à New York. — E. Dunand / AFP

Du handball mâtiné de rugby, avec une dose de balle au prisonnier. Ce curieux cocktail a donné naissance en 2005 au Quidditch, tout droit sorti de la saga Harry Potter. Cette discipline mixte, entre deux équipes de sept joueurs ou joueuses, s’expose samedi et dimanche à Toulouse, lors de la deuxième Coupe de France, qui réunira neuf équipes.

Emeline Bosc espère que sa formation toulousaine fera partie des six qualifiées pour la Coupe d’Europe des clubs, les 16 et 17 avril en Italie. En attendant, la jeune entraîneur-joueuse de 19 ans pourfend les idées reçues sur le Quidditch des moldus, les personnes dénuées de pouvoirs magiques.

  • Idée reçue n°1 : Ce n’est pas un sport

« Totalement faux ! Au contraire, c’est très physique. Les matchs, sur un terrain ovale qui fait la moitié d’une pelouse de football, ne durent pas très longtemps par rapport au rugby ou au foot, de 20 à 30 minutes en moyenne. Mais c’est très intense, avec des changements illimités, sur la base d’un système d’attaque – contre-attaque. On a aussi droit aux plaquages. C’est un jeu de stratégie très complexe. On peut vraiment s’éclater. »

  • Idée reçue n°2 : Seuls des fans d’Harry Potter y jouent

« Complètement faux, là aussi. A Toulouse, la moitié des joueurs sont venus au quidditch car ils aiment Harry Potter. Les autres ont à peine lu les livres ou vu les films. Ils ont juste accroché au sport. Chez les Titans de Paris (vainqueurs de la Coupe d’Europe des clubs en 2015), une grande partie de l’effectif est constituée d’étudiants en STAPS, qui n’aiment pas forcément Harry Potter. »

  • Idée reçue n°3 : Sans balai volant, c’est nul

« Non, on court encore davantage. Et le balai est très important, cela nous permet de voir si un joueur est en jeu [quand il a le balai entre les jambes] ou pas. Quand un joueur est touché par un cognard, il doit descendre du balai et aller toucher l’anneau dans son en-but. Ensuite, il peut remonter sur son balai et reprendre le jeu. »

 

  • Idée reçue n°4 : Les règles sont super compliquées

« Non, même si elles restent complexes. Comme il y a beaucoup de ballons sur le terrain [un souafle et trois cognards], il y a huit arbitres : un principal, deux assistants, un chargé du vif d’or, un derrière l’en-but de chaque équipe et deux à la table de marque. Il faut avoir des yeux partout pour surveiller les phases de jeu. »

  • Idée reçue n°5 : Les règles du jeu ont été validées par J.K. Rowling, créatrice de la saga Harry Potter

« Faux. Elle n’a rien à voir là-dedans. Je ne sais même pas si elle est déjà montée sur un balai ! C’est l’Association internationale de Quidditch qui valide les règles. On en est actuellement à la neuvième version du règlement. Au début, les joueurs portaient des capes. Aujourd’hui, ce serait compliqué avec les plaquages… »

  • Idée reçue n°6 : La moyenne d’âge des joueurs est de 14-15 ans, comme à Poudlard, l’école des sorciers…

« Non, la tranche d’âge la plus représentée est celle des 18-25 ans. Mais à Toulouse, on a déjà eu un joueur d’une soixantaine d’années, qui avait rejoint son fils au club. C’était un sportif dans l’âme, qui aimait beaucoup le rugby. »