Toulouse: D'ici dix ans, 1.150 logements sortiront de terre à Jolimont

URBANISME La communauté urbaine va racheter à l’Etat 13 des 16 hectares de l’ancien Centre d’essais aéronautiques de Jolimont où seront construits d’ici dix ans 1.150 logements…

Beatrice Colin

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Le quartier de la Roseraie, siege de l'ancien CEAT, et au premier plan l'ancien Ensica
Le quartier de la Roseraie, siege de l'ancien CEAT, et au premier plan l'ancien Ensica — Frederic Scheiber/20 Minutes

Il y a plusieurs années, le centre d’essais aéronautique (CEAT) de Jolimont déménageait à Balma. L’an dernier, l’école d’ingénieurs Ensica-Isae quittait définitivement le site pour le campus de Rangueil.

Au total 16,6 hectares libres de toute activité, à seulement 2,5 kilomètres du Capitole. Après avoir fait l’objet d’un premier projet de cession partielle en 2014 sous l’ancienne municipalité, un nouveau protocole d’accord va être signé entre l’Etat et Toulouse Métropole pour le site Guillaumet.

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La communauté urbaine va racheter 13,2 des 16,6 hectares pour un montant de 19 millions, comprenant les résidences étudiantes existantes. Et au titre de la loi Duflot, elle va bénéficier d’une ristourne de 12 millions d’euros sur le prix initial.

L’ancien site du CEAT et de l’Ensica-Isae à Jolimont. Le lot A est celui qui va être racheté à l’Etat par Toulouse Métropole. - Toulouse Métropole

 

D’ici une dizaine d’années, 1.150 logements, dont 55 % de social (45 % locatif - 10 % accession), devraient remplacer les vieux hangars. « Nous avons revu le projet initial comme nous nous y étions engagés lors de la campagne pour qu’il y ait une plus grande diversité de logements, avec une hausse de la part d’accession à la propriété. Notre volonté n’est pas de créer une cité-dortoir », plaide le président de Toulouse Métropole, Jean-Luc Moudenc (LR). Ce dernier promet une concertation large avec la population avant de lancer un appel d’offres pour choisir l’aménageur privé.


Reste à savoir ce que deviendra le bâtiment qui accueillait l’Ensica qui ne fait pas partie du lot acheté par la Métropole.

L’idée de TBS à la place de l’Ensica toujours plébiscitée

« Nous n’avons pas identifié d’usage au titre de la collectivité. Mais je défends toujours l’idée que l’école de commerce (Toulouse Business School) puisse venir s’y implanter, ce serait un élément de diversité sociale », assure Jean-Luc Moudenc. L’Etat est donc toujours vendeur. Et le préfet de la Haute-Garonne, Pascal Mailhos, trouve l’idée d’implanter un campus sur ce site « intéressante ». Reste à convaincre le principal intéressé, la Chambre de commerce, propriétaire de TBS.