Haute-Garonne: La loi l'oblige à augmenter ses indemnités d'élus, le maire refuse

SOCIETE Le maire d’une petite commune du sud de la Haute-Garonne refuse de toucher le plafond, désormais obligatoire, de ses indemnités d’élus…

B.C.

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Le petit village de Canens, au sud de la Haute-Garonne.
Le petit village de Canens, au sud de la Haute-Garonne. — Google street view

Le maire de Canens, un petit village d’une cinquantaine d’âmes au pied des Pyrénées, dans la Haute-Garonne, vit un véritable casse-tête depuis le 1er janvier dernier. Quand certains élus ne pensent qu’à augmenter leurs indemnités, lui se bat pour les réduire explique La Dépêche du Midi dans son édition du jour.

L’équivalent d’une hausse de 8 % des impôts

Depuis le 1er janvier dernier, Pierre Israel (UDI) est soumis, comme ses homologues de communes de moins de 1.000 habitants, à l’article 3 de la loi « Notre ». Les indemnités de fonction de maire sont désormais fixées à titre automatique aux taux plafond. Et voilà comment l’édile, qui avait décidé lors de son élection en 2014 de baisser son indemnité de 650 à 450 euros, se voit aujourd’hui contraint de faire le contraire.

Si lui et ses adjoints se pliaient à cette nouvelle contrainte législative, cela se traduirait par une augmentation des impôts locaux de 8 % relate le quotidien régional. Un non-sens pour cet élu qui a lancé une opération de crowfunding pour rénover l’église du village et organise chaque année avec les habitants des travaux d’intérêt général. Si l’État l’oblige, il est prêt à reverser son augmentation à sa commune sous forme de dons.