Toulouse: Nicolas Sarkozy reconnaît que l'affaire Merah était un attentat

POLITIQUE En visite dans l’Aveyron, Nicolas Sarkozy est revenu sur la polémique sur le « statut » des tueries de Merah. Il a reconnu qu’il s’agissait d’un attentat…

H.M. avec AFP

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L'ex-président Nicolas Sarkozy en visite dans un élevage aveyronnais le lundi 8 février 2016
L'ex-président Nicolas Sarkozy en visite dans un élevage aveyronnais le lundi 8 février 2016 — SIPA

« Il n’y a pas eu d’attentat terroriste sous Sarkozy » avait affirmé Eric Woerth le 28 janvier sur plateau d’i-Télé, provoquant l’indignation à Toulouse, une ville encore traumatisée par les tueries perpétrées par Merah en mars 2012, soit à la toute fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Ce n’était « pas un attentat » mais « le crime d’un furieux » avait ajouté l’ex-ministre avant de rétropédaler face à la levée de boucliers.

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Une semaine après la polémique, Nicolas Sarkozy a profité d’une visite dans l’Aveyron ce lundi pour éteindre lui-même l’incendie. Avec des mots choisis pour celui qui, s’il gagne les primaires à droite, va certainement entraîner François Hollande sur le terrain sécuritaire. « Quand j’étais ministre de l’Intérieur et président de la République, en 2002 et 2011, il n’y a pas eu d’attentat, a déclaré l’ancien président de la République. Il y en a eu un en 2012, malheureusement un particulièrement dramatique à Toulouse où des soldats français ont payé de leur vie (…)» ainsi que « des enfants d’une école juive de Toulouse ».

Visé par une plainte d’une famille de victime

Entre cette mise au point et les propos d’Eric Woerth, la famille d’Abel Chennouf, l’un des militaires tués par Merah, avait déposé plainte contre Eric Woerth et Nicolas Sarkozy pour « contestation de crime contre l’humanité et diffamation pour atteinte à l’honneur et à la considération ».

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Si la plainte concerne aussi Nicolas Sarkozy, c’est parce qu’il avait habilement omis l’affaire Merah en parlant de son quinquennat au micro d’Europe 1 en décembre 2015.