Merlin n'enchante pas les syndicats

Amandine Rancoule - ©2007 20 minutes

— 

Dès la rentrée, l'académie de Toulouse met en place un « accompagnement éducatif » dans les collèges en zone d'éducation prioritaire. D'une durée de deux heures, il sera organisé de 16 h à 18 h, quatre jours par semaine. « Trois activités sont proposées. L'aide aux devoirs, une activité sportive et des pratiques artistiques et culturelles. Les professeurs volontaires seront rémunérés en heures supplémentaires », a expliqué le recteur de l'académie de Toulouse, Christian Merlin.

Cette mesure laisse perplexe les syndicats de parents d'élèves et ceux de l'éducation, qui estiment qu'« un établissement scolaire n'est pas une garderie ». « Dans les collèges, on compte déjà 830 heures de cours par an. Rajouter huit heures par semaine, c'est trop », a jugé Christian Bélinguier, co-

secrétaire départemental du Snuipp-FSU. « Les enseignants vont assurer ces heures en plus et vont devoir les préparer. On réduit les effectifs d'enseignants et on demande à ceux qui restent de travailler plus », a regretté Pierre Colin, secrétaire académique SE-Unsa et professeur de français au collège Toulouse-Lautrec.

Concernant les effectifs d'enseignants, 79 emplois ont été créés pour cette rentrée dans l'académie, selon le rectorat. Un chiffre contesté par les syndicats, qui comptent presque autant d'emplois... en moins. « Par rapport au nombre d'élèves supplémentaires (950 à la rentrée), il y a 71 postes supprimés », a précisé Christine Ben Amor, la présidente de la FCPE 31.

ouvertures Dans l'académie, trois établissements ouvrent à la rentrée : deux en Haute-Garonne (un lycée à Pins-Justaret et un collège à Fontenilles) et un dans le Tarn-et-Garonne (un collège à Montech).