Prison pour le maître d'un chien agressif

Amandine Rancoule - ©2007 20 minutes

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Hier, le tribunal correctionnel de Toulouse a condamné à dix-huit mois de prison, dont six avec sursis, un jeune homme de 23 ans, accusé d'avoir lâché son chien, un boxer croisé avec un labrador, sur un habitant d'Eaunes.

Les faits remontent à la nuit du 18 juillet au 19 juillet, durant laquelle la victime, Jean-Richard Rives, 35 ans, s'est interposée dans une dispute entre un de ses voisins, porté également partie civile pour avoir reçu un coup au visage, et l'accusé, Rémi. « J'ai entendu des grognements de chien et une dispute en bas de l'immeuble. Je suis descendu pour dire stop et là, le chien, incité par son maître s'est jeté sur moi. J'ai été blessé aux bras, au triceps et au flan », explique au tribunal Jean-François Rives. Une version qui est confirmée par des témoins.

A la barre, Rémi affirme n'avoir « jamais donné l'ordre d'attaquer, ni dressé son chien à l'attaque ». Selon les experts, le chien, qui n'est pas classé comme dangereux, ne serait en effet pas éduqué à l'attaque, mais serait sous la domination de son maître. Lors de sa plaidoirie, Raphaël Darribère, l'avocat de Rémi, a tenté d'expliquer le comportement du chien. « Il a pu voir son maître en danger. On ne peut pas toujours prévoir les réactions d'un animal », a-t-il plaidé.

arme Pour Alexandre Martin, l'avocat des victimes, « le chien a été utilisé comme une vraie arme, et l'ordre d'attaquer a été donné en toute conscience. »