Toulouse: Indigo (ex-Vinci Park) rafle le gros lot des parkings et versera 150 millions d'euros à la Métropole

SOCIETE Indigo décroche le gros contrat de renouvellement de la concession de plusieurs parkings toulousains et s’engage à en construire un nouveau. Le marché doit rapporter 150 millions d’euros à la Métropole…

Hélène Ménal
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Le contrat avec Indigo porte sur 3.000 places de parking, soit 40% du parc.
Le contrat avec Indigo porte sur 3.000 places de parking, soit 40% du parc. — B. Colin - 20 Minutes

On prend (presque) les mêmes et on recommence. Indigo (ex-Vinci Park) vient de remporter le jackpot des parkings toulousains. Ce marché comportait le renouvellement pour 20 ans de la concession de quatre parkings déjà exploités par Vinci Park : Victor-Hugo (670 places), Carmes (565), Jean-Jaurès (1.216) et Saint-Etienne (446). Cumulés, ils abritent 3.000 places, soit 40 % du stationnement toulousain (hors surface) et représentent 50 % du chiffre d’affaires.

Un nouveau parking de 400 places en haut des allées Jean-Jaurès

Mais, le marché est plus vaste encore, puisque Toulouse Métropole y a ajouté l’exploitation du très peu fréquenté parking Marengo, celle du futur « silo » de l’écoquartier de la Cartoucherie, et surtout la construction d’un nouveau parking de 400 places en haut des allées Jean-Jaurès accompagnée d’une concession de 35 ans.

Pierre Trautmann, l’adjoint au maire qui a suivi le dossier pense qu’il s’agit là du plus gros contrat français du moment. Tous les géants du secteur ont donc concouru. « Mais Indigo proposait la soulte [le droit d’entrée] la plus élevée », précise l’élu.

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Surtout, le sortant a fait preuve d’originalité pour le nouveau parking « Jean-Jaurès haut ». Quand tous proposaient de le coller à l’ancien, sur cinq étages, pour éviter le tunnel du métro qui fait un coude en haut des allées, Indigo a aussi proposé une deuxième option : faire un coffrage sur le tunnel et construire un parking de deux étages au-dessus, donc plus près de la gare et plus stratégique. C’est ce qui a emporté la décision de Jean-Luc Moudenc (LR), le président de Toulouse Métropole.

Les deux tiers de l’argent utilisés pour la troisième ligne métro

Ce marché devrait rapporter près de 150 millions à la collectivité : 16 millions de droit d’entrée, 105 millions de redevances annuelles correspondant à 40 % du chiffre d’affaires du délégataire, et un parking tout neuf estimé à 27,5 millions.

Et, comme promis durant sa campagne municipale, Jean-Luc Moudenc a décidé de consacrer 100 millions de la manne des parkings au financement de la troisième ligne de métro (estimée à 1,7 milliard). « Utiliser les recettes générées par le trafic automobile pour un projet de transport en commun, c’est un geste fort, un recyclage vertueux », se félicite-t-il.