Un réfugié syrien devant les ruines de la maison qu'il occupait aux Izards.
Un réfugié syrien devant les ruines de la maison qu'il occupait aux Izards. — Droit au Logement

LOGEMENT

Toulouse: Le refuge de deux familles syriennes rasé par les bulldozers

Jeudi dernier, les maisons occupées aux Izards par deux familles de réfugiés syriens ont été rasées…

Deux maisons insalubres de la Cité Blanche occupées par des familles de réfugiés syriens ont été rasées le jeudi 14 janvier. Selon l’association Droit au Logement (Dal), les habitants étaient absents quand les bulldozers ont débarqué dans le quartier des Izards en raison d’une convocation à l’Office français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII) pour faire le point sur leur situation administrative.

Une expulsion autorisée par la justice

Le Dal dénonce des « méthodes inacceptables et peu constructives ». Mais la préfecture de la Haute-Garonne réfute la version de l’association. « Des habitants étaient présents lorsque l’huissier est arrivé en début d’après-midi avec les policiers et un interprète. Les familles ont pu prendre leurs affaires », précise Frédéric Rose, le directeur de cabinet du Préfet. Il ajoute que l’expulsion de « ce squat » déclaré insalubre a été validée par la justice au mois de mars 2015.

Il se peut toutefois que des habitants aient été absents au moment de l’intervention et donc surpris à leur retour de ne retrouver que des ruines. La Cité Blanche fait l’objet d’une opération de rénovation urbaine menée par un bailleur social Nouveau logis méridional.

Les treize personnes expulsées, dont six enfants, ont été relogées à l’hôtel. Après examen de leur situation administrative, il s’avère qu’une des deux familles est arrivée via l’Espagne et devra donc faire sa demande d’asile dans ce pays. Pour l’autre, la procédure française est toujours en cours.

100 autres Syriens attendent d’être fixés sur leur sort

A deux pas de la Cité Blanche, une centaine de réfugiés vit dans des immeubles désaffectés appartenant au bailleur paramunicipal Habitat Toulouse qui a demandé leur expulsion. Ils devraient être fixés sur leur sort le 4 février devant le tribunal d’instance.

>> A lire aussi : A Toulouse, une avocate veut réquisitionner l’immeuble des réfugiés syriens

Devant cette double actualité, le Dal réclame qu’une « réunion de concertation sur le relogement des Syriens » se tienne en préfecture. Cette dernière répond que les réunions sur le sujet sont régulières.