Top 14: Le Stade Toulousain s'incline chez le Stade Français sur un essai qui fait jaser

RUGBY Longtemps dominateur, Toulouse a chuté dimanche soir à Paris, en Top 14, dans des conditions particulières…

Nicolas Stival
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L'arbitre Laurent Cardona a joué un grand rôle dans la rencontre du Top 14 entre les Stades Français et Toulousain, le 3 janvier 2016 à Paris.
L'arbitre Laurent Cardona a joué un grand rôle dans la rencontre du Top 14 entre les Stades Français et Toulousain, le 3 janvier 2016 à Paris. — M. Alexandre / AFP

Une longue attente, des images vues et revues sous différents angles, puis la décision de l’arbitre, Laurent Cardona, qui accorde l’essai au centre samoan Paul Williams, à deux minutes de la fin du match. Voici comment le Stade Français, dans le besoin absolu d'obtenir un résultat en Top 14, s’est imposé contre Toulouse, dimanche soir (18-17), après avoir souffert durant la plus grande partie de la rencontre.

 

« Je n’ai peut-être pas l’objectivité idéale, toujours est-il que l’arbitre vidéo ne donnait pas beaucoup d’éléments pour accorder l’essai », a regretté Ugo Mola, l’entraîneur principal du Stade Toulousain.

L’épilogue a eu du mal à passer chez les Rouge et Noir, qui avaient repris l’avantage grâce à deux pénalités de Sébastien Bézy (71e et 74e), alors que Paris menait après un superbe essai d’Hugo Bonneval (63e).

Deux essais toulousains refusés

Certains, dont Maxime Médard, étaient particulièrement remontés contre les décisions de Laurent Cardona, qui a également refusé, après recours à la vidéo, deux essais toulousains signés Vincent Clerc et Alexis Palisson (privé donc d’un doublé après une réalisation accordée au quart d’heure de jeu).

 

« Par rapport à la physionomie du match, on peut avoir beaucoup de regrets », a sobrement commenté Bézy sur Canal+. Car au-delà de la polémique, Toulouse n’a pas su creuser un écart suffisant lors de sa période de domination, surtout en première mi-temps, entre ballons d’attaque perdus dans le jeu ou en touche et cinq points « oubliés » au pied.

Manque de réalisme

En manque de réalisme, l’ancien leader du Top 14 se retrouve troisième, à égalité de points toutefois avec les deux premiers, le Racing 92 et Clermont. Quant au champion de France parisien, il remonte à la onzième place et peut encore rêver à une qualification pour les phases finales, malgré ses dix longueurs de retard sur la sixième place.